Un marquis, un maire, une élection, des protestations et une enquête.
Madame, monsieur,
Chers lecteurs du blog,
Comme il est un peu trop de coutume ces derniers jours...le vent redouble.
Ce contexte météo m’incite, une fois de plus, à faire de petites recherches sur le net en quête d’anecdotes qui concernent notre commune...et cette fois cette petite chronique évoquera une élection qui avait suscitée quelques recours et une enquête.
Je dois vous avouer mon interrogation en commençant d’écrire. D’ordinaire en écrivant en direct ces petits textes, je me dis souvent « je ne sais si cela intéresse d’autres personnes mais au moins cela m’intéresse ».
Aujourd’hui, étant devant mon clavier je ne suis même pas certain que le sujet retenu m’intéresse ! C’est vous dire dans quel état d’esprit je me trouve !
Bref, je décide tout de même de me lancer à l’aventure, de façon quasi automatique, en mode « ma souris explore le temps » pour commencer.
Nous sommes donc en 1874, quatre ans après la défaite de Sedan en 1870, quatre ans après la répression contre la commune de Paris.
En août 1871, Adolphe Thiers était président de la République française mais son ralliement à une « République conservatrice » provoque, en mai 1873, sa mise en minorité par les monarchistes, majoritaires à l'Assemblée nationale, et entraîne sa démission. Ainsi s’ouvre la voie à une alliance de la droite orléaniste libérale et des républicains modérés dirigés par Léon Gambetta qui, par la voie de l'« opportunisme », va fonder la Troisième République. Il y avaient à l’époque à l’assemblée des républicains radicaux, modérés, libéraux, des Bonapartistes, des Orléanistes et des légitimistes.
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Thiers venait d’être à l’initiative de la loi municipale du 14 avril 1871 qui faisait en sorte que le maire est élu par le conseil municipal et lui-même élu au suffrage universel. Concernant le département, la loi du 10 août 1871 fait en sorte que le Conseil général de préfecture est, comme sous le Second Empire, élu au suffrage universel masculin que le département obtient le statut de collectivité territoriale.
Venons en donc à l’objet de cette petite chronique qui commence à m’intéresser.
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Les élections des conseillers généraux viennent de se dérouler et dans le canton d’Orgon il y a eu une surprise : M. Fernand Alphandéry, conseiller général sortant, républicain, a été battu au profit de M . le marquis de Clapiers, légitimiste.
Mais voilà, très rapidement des recours tombent et une enquête est ouverte par le conseil général. Consultons donc le compte rendu.
Séance du. 23 octobre 1874. Rapport du 2ème bureau sur l'élection du canton d'Orgon. M. MARTIN , rapporteur.
"J'ai l'honneur, au nom de votre deuxième bureau, de vous présenter le rapport sur les opérations électorales qui ont eu lieu, le 4 octobre courant, dans le canton d'Orgon, pour la nomination d'un conseiller général. Le recensement général des sept communes composant ce canton a donné, ainsi que le constate le procès-verbal, les résultats suivants :
Le nombre des électeurs inscrits est de... 3247 Le quart est de 811. Le nombre des votants a été de 2288. La majorité absolue devait être de 1145. Deux candidats étaient en présence :
M. Fernand Alphandéry, ancien conseiller général, et M. le marquis de Clapiers,
M. le marquis de Clapiers a eu 1315
Et M. Alphandéry 963
M. le marquis de Clapiers a été proclamé, par le bureau électoral de la première section d'Orgon, membre du Conseil général des Bouches-du-Rhône."
Au dossier de cette élection se trouvent sept protestations, dont la simple lecture suffira pour vous faire apprécier la gravité des faits qui y sont indiqués.
Commençons par le courrier de M. Alphandéry.
« A Monsieur le Président et à Messieurs les membres du Conseil général clés Bouches-du-Rhône.
Je soussigné , Fernand Alphandéry, ancien conseiller général, ai l'honneur de vous exposer les faits suivants, relatifs à l'élection du 4 octobre 1874, dans le-canton d'Orgon.
Le 22 septembre, M. le sous-préfet d'Arles vient faire une visite à tous les maires du canton d'Orgon. Est-ce une tournée administrative? Non; c'est une tournée électorale ; car, après avoir parcouru les communes situées au nord du canton, le sous-préfet revient à Orgon, d'où il part avec le candidat monarchiste et le maire d'Orgon pour Sénas , où il va , de maison en maison, recommander M. de Clapiers.
Les maires ne furent pas sourds à l'appel du sous-préfet. Dès le lendemain , 23 septembre, le maire de Sénas donne, dans une salle de la mairie, une réunion à laquelle assiste M. de Clapiers; le 24, le maire d'Eygalières accompagne M. de Clapiers dans deux cafés de sa commune ; le 30, le maire de Cabanes convoque un certain nombre d'électeurs chez lui pour recevoir M. de Clapiers et le candidat monarchiste sort de là pour aller faire ses visites dans la commune, accompagné des personnes qu'il avait trouvées chez le maire; le 1" octobre, l'adjoint d'Orgon, spécialement chargé de l'administration du hameau du plan d'Orgon, avec le secrétaire du maire, escortent M. de Clapiers, faisant ses visites dans les campagnes de ce hameau.
Mais il paraît que cela ne suffisait pas. Certains maires étaient encore hésitants. Le 2 octobre, le sous-préfet fait une nouvelle tournée. Alors, la propagande officielle n'a plus de bornes : A Orgon, les bulletins se distribuent au nom du maire ; à Saint-Andiol, à Cabanes, à Eygalières, les gardes-champêtres, gardes cantonniers ou gardes de canaux, distribuent les bulletins injuriant le candidat républicain et priant les électeurs, au nom du maire , de voter pour le candidat monarchiste; à Orgon, un gendarme assiste," dans un café, à une soirée où, en présence de M. de Clapiers, on chante des chansons en faveur de Henri V.
Mais, il ne suffit pas d'encourager le parti légitimiste ; il faut intimider le parti républicain. L'afficheur public d'Orgon recouvre les affiches républicaines ; le commissaire de police, accompagné d'un gendarme. dresse procès-verbal à l'homme chargé d'apposer les professions de foi du candidat ; le maire de Cabanes refuse de laisser afficher sur les murs de la mairie , lieu ordinaire d'affichage, tandis que les placards légitimistes peuvent s'y étaler ; le médecin cantonal est révoqué ; un café est fermé; un journal autorisé est saisi ; défense est faite aux limonadiers de laisser distribuer des bulletins dans leur café ; (cette défense ne touchait évidemment que les cafés républicains, puisque dans les cafés légitimistes on laissait même chanter des chansons séditieuses). Enfin , certains électeurs, notoirement connus comme républicains, sont menacés de procès-verbaux, s'ils viennent voter.
Les faits de menace personnelle sont difficiles à découvrir; les électeurs, assez faibles pour se laisser intimider, n'ont évidemment pas l'énergie suffisante pour dévoiler les actes illégaux, commis contre eux. Mais, voici deux faits généraux qui prouvent l'intimidation : On a trouvé dans les urnes des différents bureaux de cinquante à soixante bulletins où le nom de Clapiers était rayé et remplacé par Alphandéry, tandis qu'on n'a pas trouvé un bulletin Alphandéry raturé. Secondement, dans cer tains villages,on a remarqué l'absence au scrutin de tous les bergers républicains. A quoi attribuer l'abstention de toute une classe de citoyens? Evidemment à la frayeur qu'inspire la colère du garde-champêtre au petit propriétaire, obligé de mener paître ses moutons sur le bord des routes et chemins.
Enfin, le jour de l'élection arrive. La pression et l'intimidation continuent. Pendant que la gendarmerie accueille, partout sur son passage, M. de Clapiers, avec les marques du plus profond respect, un gendarme apostrophe brutalement les électeurs d'Eygalières, un garde menace l'ancien maire élu de Saint-Andiol. Le maire de Cabanes envoie chercher les électeurs bien pensants à domicile ; l'adjoint du plan d'Orgon fait évacuer la salle du scrutin et reste sans surveillance pendant une heure et demie environ, refusant de laisser voter les électeurs, inscrits sur la liste électorale, qui ne pouvaient lui présenter leur carte.
Dans les communes de Mollégès et de Verquières, aucun fait n'a été signalé contre l'administration locale. Cependant la présence,dans ces deux communes,du sous-préfet, soutenant ouvertement la candidature légitimiste, paraît avoir exercé une influence sur le résultat du scrutin. A Verquières seulement, les affiches républicaines ont été recouvertes par les affiches de M. de Clapiers, mais tout porte à croire que le maire de Verquières n'a ni approuvé ni autorisé une illégalité commise par un agent du parti légitimiste.
Voilà les faits que j'avais à signaler au Conseil général des Bouches-du-Rhône ; des protestations locales en feront sans doute connaître d'autres.
En conséquence, j'ai l'honneur de protester contre l'élection de M. de Clapiers et d'en demander l'annulation.
Fait à Sénas, le 6 octobre 1874.
ALPHANDÉRY,
ancien conseiller général. »
Voici donc pour l’exposé des motifs de la contestation de M. Alphandéry, candidat du parti républicain. Cet exposé fut complété par des témoignages de citoyens dans chaque commune...Attardons nous sur les seuls témoignages de Cabannais.
Continuons notre lecture, lecture qui donne maintenant un intérêt plus clair à l’écriture de cette chronique...
« A Monsieur le Président et Messieurs les membres du Conseil général des Bouches-du-Rhône.
Les soussignés, électeurs de la commune de Cabanes, canton d'Orgon, ont l'honneur de vous exposer les faits suivants, qui se sont passés dans leur commune à l'occasion de l'élection du 4 octobre 1874 :
1" Le Sous-Préfet d'Arles, s'est rendu dans la commune de Cabanes le 22 septembre ;
2- Le 2 octobre, M. Castagny ,maire de Cabanes a réuni plusieurs personnes chez lui avec M. de Clapiers, et a salué ce dernier du nom de notre candidat. Les personnes réunies chez le Maire, parmi lesquelles plusieurs Conseillers municipaux, sont sorties de là, pour aller avec M. de Clapiers, faire des visites dans la commune.
3- Le Maire de Cabanes a empêché d'apposer deux affiches de M. Alphandéry sur le mur de la mairie, lieu ordinaire d'affichage, tandis que toutes les affiches de M. de Clapiers y ont été apposées ;
4' Dans la journée de l'élection, le Maire, président du bureau, envoyait chercher les électeurs à domicile ;
5* Plusieurs personnes et entre autres, le garde cantonnier ont distribué des bulletins de la part du Maire, ainsi que le garde-champêtre.
Ces manœuvres étant de nature à modifier d'une manière très-sensible, les résultats des élections, les soussignés ont l'honneur de demander l'annulation de
l'élection.
Fait à Cabanes, le 6 octobre 1874.- MM. Roubaud. — Vidan. — Ferrier. — Fabre. — F. Vidau. »
En réponse à ces recours, le conseil général conclue ainsi :
"Ces protestations constatent qu'il n'a été articulé aucun grief contre l'honorable M. de Clapiers et je dois ajouter qu'au sein du deuxième bureau les deux candidats ont déclaré loyalement n'avoir à s'adresser l'un à l'autre aucune espèce de reproche.
Mais restent les divers agissements de l'administration , des maires et des gardes-champêtres. Il est reconnu et avéré que des tournées ont été faites, à la veille des élections , dans les communes du canton d'Orgon , par M. le Sous-Préfet d'Arles , soit seul, soit en compagnie de M. lé marquis de Clapiers. Ce premier point est indiscutable.
Des maires, au dire des protestataires, ont tenu des réunions dans les salles de la mairie ; ils ont fait distribuer des bulletins de M. de Clapiers, par les gardes-champêtres ; ils l'ont accompagné dans ses tournées électorales. Des allégations si graves ont amené votre deuxième bureau à vous demander d'en vérifier l'exactitude.
En conséquence, à la majorité de neuf voix contre trois, votre deuxième bureau a l'honneur de vous proposer l'enquête sur l'élection du canton d'Orgon."
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Quelques mois plus tard, lors de la séance du 21 avril 1875, le rapport du 2ième bureau des élections du canton d’Orgon est rendu public. Ce rapport faisait part des résultats de l’enquête dans toutes les communes du canton.
Je ne publie ici uniquement les extraits qui concernent Cabannes.
« Nos honorables collègues, en exécution de cette délégation, se sont rendus dans plusieurs communes du canton et y ont entendu un certain nombre d'électeurs.
Les déclarations de ces derniers ont été consignées dans un procès-verbal en date des vingt-cinq et vingt-six janvier dernier.../...Et le vingt-six janvier, à neuf heures du matin, ont été entendus à Cabannes:
M. Roubaud, l'un des signataires de la protestation, lequel a déclaré qu'il avait entendu dire par un conseiller municipal, dans la remise de l'hôtel, que le maire de Cabannes avait réuni chez lui le Conseil municipal en présence de M. de Clapiers, et qu'il avait appelé ce dernier, notre candidat.
Il est à sa connaissance personnelle, que M. le Maire a défendu à l'afficheur d'apposer sur les murs de la mairie la profession de foi de M. Alphandéry. Sur ce mur, où l'on affiche habituellement, étaient apposés les placards indiquant le nom de l'un et de l'autre candidat.
M. Roubaud ne peut pas affirmer personnellement que le maire ait envoyé chercher des électeurs à domicile mais il l'a entendu dire ; il ne peut pas affirmer non plus que le cantonnier et le garde champêtre aient distribué des bulletins de M. de Clapiers, de la part du maire.
2- M. Fabre, autre signataire de la protestation, ne peut affirmer personnellement aucun des faits énoncés dans la protestation dont il a cependant entendu parler.
Toutefois, il affirme que le sieur Charles Duplan l'un des électeurs de la commune, lui a déclaré que le maire l'avait envoyé chercher à domicile, pour venir déposer son bulletin de vote.
Il était présent à la déclaration faite par le conseiller municipal, M. Roubaud, à propos de la réunion qui a eu lieu chez M. le Maire.
3- M. Vidau, l'un des signataires de la protestation, déclare qu'il ne peut affirmer personnellement aucun des faits de la protestation.
4- M. Vidau Joseph, autre protestataire, déclare que Charles Duplan lui a déclaré que le nommé Outard, maçon, était allé lui remettre un bulletin de la part de M. le Maire, avec invitation.de venir le déposer dans..l'urne. Il ne sait rien des autres faits contenus dans la protestation.
M. Castagny, maire de la commune de Cabannes, nous adonné lecture d'une déclaration signée par lui et par plusieurs habitants de la commune, déclaration que nous avons annexée au procès-verbal.
Sur la demande qui lui à été adressée, M. le Maire a déclaré qu'il aurait également reçu chez lui M. Alphandéry, si ce candidat s'était présenté.
M. le Maire reconnaît que le garde-champêtre et le cantonnier ont distribué quelques bulletins de M. de Clapiers.
M. Dumas, boulanger, déclare qu'il était membre du bureau électoral et qu'il avait fait un pari sur le résultat de l'élection avec MM. Roubaud et Fabre, deux des signataires de la protestation et des témoins entendus.
Après ce pari, une réunion eut lieu dans un café de Cavaillon, et là Fabre déclara que s'il avait été battu, il ne pouvait pas se plaindre parce que tout s'était passé régulièrement à Cabannes et qu'il avait d'ailleurs dans la poche, une liste d'émargement qui le constatait.
Le témoin a ajouté qu'il avait été prié par M. de Clapiers de s'occuper de la distribution de ses billets à Cabannes ; et qu'il avait chargé de cette distribution le nommé Nicolas Pacanie, qu'il avait payé au nom de M. de Clapiers.
Il déclare encore qu'il est vrai que comme cet individu n'avait pas le temps d'achever la distribution il était allé lui-même prier M. le Maire d'autoriser le garde-champêtre à distribuer quelques bulletins, ce qui avait été fait.
MM. Vigne Antoine, Dupuis Jean et Ferrier, conseillers municipaux , étaient membres du bureau ;
ils déclarent qu'ils ont signé la déposition écrite par M. le Maire, annexée au procès-verbal, et qu'ils n'ont qu'à en affirmer le contenu.
Vers dix heures, le procès-verbal a été clos à Cabannes, et ont signé les protestataires. »
Voilà donc pour cette « instruction » suite à des protestations électorales...mais il n’y aurait pas de bonnes histoires sans dénouement...Je pense que, comme moi, vous l’attendez avec impatience, ce qui fait l’intérêt de cette petite chronique…
Alors, accrochez vous, voici l’avis de la commission :
« Votre 2° bureau a pris communication de ce procès- verbal et, après discussion, a passé au vote sur la validation de l'élection de M. le marquis de Clapiers. Dix membres ont pris part à ce vote : cinq ont voté pour la validation et cinq pour l'invalidation. Le bureau s'étant trouvé partagé ne peut vous présenter aucune conclusion. »
Tout cela pour ça ?...Je savais qu’il ne fallait pas écrire cette chronique !
Heureusement, les 150 années qui nous séparent de cet évènement, et le livre écrit par Léopold Vidau en 1913, nous indiquent que l’élection du marquis de Clapiers a été finalement validée.
Fernand Alphandéry, républicain radical, prendra sa revanche aux élections cantonales de 1883, mais Gaston, Marquis de Clapiers de Collongues, représentant de la droite légitimiste le rebattra en 1889.
Pour mieux comprendre le contexte, voici donc par exemple un article du journal marseillais « La Vedette », pas franchement républicain, qui taille un costume à Fernand Alphandéry et un autre du journal « Le Triboulet » qui était un journal satirique monarchiste fondé en 1878 dont son fondateur fut expulsé en 1880 par le ministre de l’intérieur…
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Finalement, j’ai bien fait d’écrire cette petite chronique. Mais je ne saurai conclure sans évoquer rapidement le maire de Cabannes de l’époque qui avait été mis en cause par le candidat du camp républicain : Calixte Vincent Castagny…
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Je n’ai trouvé que très peu d’information sur M. Castagny (si ce n’est que l’acquisition d’un immeuble à Martigues en 1841).
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Il été maire de 1871 à 1876...et habitait Cabannes comme le montre ces deux extraits des recensements de 1841 et 1852….
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Cabannes avait alors 1508 habitants...Je suis donc à la disposition de tous contributeurs ayant des informations sur M. Castagny.
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Voilà donc, j’arrive bon an mal an au terme de l’écriture d’une chronique qui a failli ne pas être écrite. Cela aurait été dommageable car aujourd’hui plus personne sans doute imagine que l’on puisse utiliser de tels procédés à l’occasion d’une élection locale ? Qu’en pensez vous ?
Bien cordialement
Cabannes, le 1 février 2023
Jacques ROUSSET
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