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Madame, monsieur, chers lecteurs du blog,

Ce n’est que tardivement que je viens de lire sur un réseau social un compte rendu de la dernière séance de novembre rédigée par la liste « C pour Cabannes », liste qui est désormais dans l’opposition et semble faire la difficile expérience de ce statut.

Pour avoir tenu ce rôle d’opposant pendant un quart de siècle, je sais ce que cela peut représenter en terme de difficultés face à un « pouvoir » fut il sorti des urnes.

Les rôles sont donc inversés aujourd’hui, mais c’est le jeu électoral... Malgré cette règle, j’étais loin d’imaginer que celles et ceux qui dénonçaient il y a peu l’insuffisance de démocratie, fassent aujourd’hui une fois le pouvoir conquit, l’inverse de ce qu’ils prônaient...et même pire !

Comment accepter par exemple que la liberté de tous conseillers (y compris de la majorité) de poser librement des questions au maire soit désormais muselée en les conditionnant à poser ces questions par écrit 48 heures avant ? Sachez qu’en conseil municipal il est désormais interdit de poser des questions oralement !

Je me souviens que la majorité précédente avait tenter de limiter le temps de paroles de l’opposition et je m’y étais opposé en proposant avec humour de rajouter 2 articles au règlement intérieur du conseil l’un qui dirait « qu’il est interdit de dire des bêtises et l’autre qui obligerait tous les élus à s’exprimer. ». Bref, c’était de l’humour, mais ce qui n’en est pas c’est qu’aujourd’hui tout se passe comme si l’actuelle majorité ne voudrait plus rien entendre du tout sans le savoir à l’avance.

Si cela ne concernait que la vie du conseil municipal, ce ne serait pas si grave, mais cela dénote d’un état d’esprit qui semble se répandre dans la commune, où seuls celles et ceux qui déclareraient sans retenue leur flamme au pouvoir municipal, auraient droit de citer, droit de poser des questions jugées préalablement convenables et en excluant d’autorité toutes idées, observations, propositions, débats, qui pourraient pourraient lui occasionner quelques contrariétés. N’en fut il pas ainsi sur le dossier ancien de la maison de retraite, de la cantine scolaire, du chauffage des classes de l’école publique ?...

Pendant 25 ans, en ma qualité d’élu, j’ai avant tout défendue l’idée qu’à Cabannes, au regard des difficultés de tout ordre dans notre commune et qui sont en voie de s’aggraver , la démocratie et la transparence sont solutions et non entraves au bon fonctionnement et à l’intérêt général.

Aujourd’hui je ne suis plus élu, mais le citoyen que je suis ne vas pas changer d’avis, au contraire. C’est ainsi que je condamne cette régression démocratique décidée par la majorité en place et alerte sur les possibles dérives « autoritaristes » que cette décision peut impulser dans notre village qui a toujours plus besoin de réflexions collectives partagées et respectueuses...

C’est au nom de ces principes que je publie sur ce blog citoyen un extrait du compte rendu fait par M. CHEILAN, que je remercie de s’attacher régulièrement à informer les administrés qui sont aussi contribuables.

Je donnerai bien entendu la parole à un représentant de la majorité si elle le souhaite.

Ceci étant dit, ce conseil municipal a été marqué par des questions importantes, un changement de plan comptable, le projet de centre de loisirs pour un montant de près de 1 million d’euros (sans compter les frais de maitrises et les coûts liés au fonctionnement de cette structure n’étant pas évalué), la démission d’une conseillère municipale, son remplacement,  un nouveau projet pour l’ancienne renaissance…

Mais ce sont désormais les questions diverses, qu’il faut écrire à l’avance, qui attirent mon attention : L’arlésienne d’une déchetterie à Cabannes qui fait interroger sur la façon dont est considérée notre commune, un projet de centre médical (en attendant un chef étoilé), la restriction innaceptables des inscription à la cantine scolaire pour les élèves de l’école publique malgré la loi, et enfin de nouvelles menaces du maire, qui inverse une fois de plus les rôles, face au refus d’un agent qui motive à chaque élu son refus de répondre à l’invitation qui lui est faite de participer à un repas de Noël...Je n’en dirai pas plus pour l’instant…

Merci donc à M. CHEILAN de nous informer de cet « autre son de cloche » sur la vie de notre commune et qui ne se réduit pas à évoquer les festivités.

Je sais que cette publication ne va peut être pas plaire à tout le monde. Mais il y a des évènements sur la commune qui m’ont obligé de sortir de la réserve d’expression publique que m’étais imposé depuis les dernières élections.

J’espère vivement retrouver des conditions de cette réserve le plus rapidement possible en espérant  que notre commune puisse retrouver avec humilité des voies d’un rassemblement respectueux des diversités de pensées et de propositions de ses citoyens, et de tous sans exclusion…Vu l’ampleur des enjeux, Cabannes n’a pas d’autre voie à prendre ...Croisons donc les doigts !

Bonne lecture et vive la démocratie à Cabannes….Et sans préavis!

Bien cordialement

Jacques ROUSSET

Citoyen de Cabannes

 

NB: Si vous souhaitez avoir l’intégralité du communiqué , cliquez sur ce lien :

François Cheilan | Facebook

 

 

COMMUNIQUE DE M. FRANÇOIS CHEILAN (extrait)

Chers administrés,

A nouveau un peu d’informations pour donner suite au conseil municipal du 30 novembre dont vous trouverez ci-dessus l’ordre du jour.

Tout d’abord, lors de celui-ci, nous apprenions la démission de Mme Emma SASSI et l’installation de Mme Annie VASAI, de la liste de CABANNES AUTREMENT, qui siègera en 27ème position dans l’ordre du tableau.

Pour en revenir aux délibérations, si les numéros 55 à 63 n’ont soulevés aucune remarque de notre part ;

Nous nous sommes interrogés lors de la présentation de la liste des entreprises retenues pour la réalisation des travaux du centre de loisirs sur le Lot GROS ŒUVRE et le lot Menuiseries Extérieures attribués à des sociétés qui pour la première a remis une offre beaucoup moins chère que la concurrence (pourtant importante) quant à l’autre, elle a été choisie bien que plus chère qu’une entreprise locale favorablement connue et ayant déjà travaillée pour la commune…

Qu’en sera-t-il dans le futur lorsqu’il s’agira d’assumer la maintenance des installations ….

Réponse nous fut faite que la maîtrise d’œuvre avait procédé à l’analyse des offres et qu’elle connaissait les sociétés attributaires qui auront la capacité de réaliser ces travaux.

Souhaitons qu’effectivement tout se passe pour le mieux lors de la réalisation, en tous cas nous aurons alerté…

La délibération 65 concernait la cession d’un bien très endommagé appartenant à notre commune : l’ancien café de la Renaissance, rue de l’ancienne mairie.

Nous nous sommes félicités que nous ayons enfin trouvé une issue pour le devenir de ce bien, qui on le rappelle avait été donné par bail emphytéotique il y a bien des années à la Société FAMILLE ET PROVENCE qui y avait prévu un projet de logements sociaux sans jamais le réaliser.

Devant son état désastreux, sans aucun entretien du bailleur, l’ancienne municipalité décida de le récupérer afin d’y effectuer des travaux de mise en sécurité d’urgence, ce qui fut fait.

Nous n’avions à l’époque trouvé aucun acquéreur potentiel, ou de projet fédérateur autour de ce bien. C’est donc une bonne nouvelle que d’imaginer ce bâtiment réhabilité dans quelques temps…

Toutefois, n’oublions pas que l’ensemble de la rue est constitué de logements dont les murs mitoyens sont réalisés en pisé (tapie), appuyés les uns sur les autres. Des mesures de renforcement pérennes devront être envisagées avant toute démolition intérieure de la toiture et des planchers, faute de quoi nous risquerions de voir des pans entiers de murs mitoyens s’effondrer….

Les délibérations 66 à 69 n’apportant pas de questions particulières de notre part, nous abordions les questions orales.

Nous tenons tout d’abord à vous rappeler que lors du dernier conseil municipal, nous nous étions interrogés devant le nouveau règlement intérieur, présenté par la majorité et que nous considérions comme un déni de démocratie.

En effet, alors que jusqu’alors aucune restriction concernant les questions orales vis à vis de sujets non traités à l’ordre du jour n’existait sur notre commune, la majorité a décidé de réduire ce droit à l’information pour tous à seulement deux questions par conseiller municipal !

Désormais, Il nous faut également les déposer par écrit 48h avant leur traitement au conseil ! Sans compter que si le maire souhaite répondre lui-même par écrit au conseiller, il bénéficiera d’un délai de deux mois pour le faire … quelle transparence !!!...nous ne nous y habituerons jamais !

Donc pour en revenir aux questions orales posées ce 30 novembre, elles se comptaient au nombre de 4.

Question n° 1 :

« Nous avons reçu comme chacun des élus, un courrier émanant d’un agent de la collectivité ayant pour objet « le Noël des agents ». Nous y relevons une invitation à témoigner contre notre ancienne DGS, si nous comprenons bien.

Au vu de la protection juridique que nous venons de voter dernièrement pour le maire et la première adjointe, nous souhaiterions avoir des éclaircissements.

Qui a demandé quoi et à qui ? cette façon de faire a-t-elle été renouvelée auprès d’autres agents de la collectivité ? »

Le maire, après vérification que la nouvelle procédure pour poser les questions, ait bien été respectée de notre part, donna la parole à notre DGS par intérim pour nous répondre.

Elle nous expliqua alors que, lors d’une entrevue avec l’agent concerné, celle-ci lui avait fait part de harcèlements émanant de l’ancienne DGS de la commune.

Elle lui a donc conseillé de le transcrire par écrit afin d’officialiser les faits…

Le maire reprenant la parole, se réservait quant à lui le droit, après consultation de son conseil juridique, de déposer plainte contre l’agent concerné.

Nous avons donc répondu que nous préférions cette situation à celle qui aurait pu impliquer des pressions d’élus sur certains agents, dans la situation conflictuelle que nous connaissons et de la protection fonctionnelle que nous avions accordé au maire et à la première adjointe.

Vous trouverez toutefois ci-joint et afin de vous faire votre propre opinion, le courrier transmis à la collectivité qui a donc été rendu public après sa transmission à l’ensemble des conseillers municipaux.

Question n° 2 :

Au mois de septembre 2022, nous vous avions interrogé sur l’évolution des études concernant la maison médicale. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Il nous fut répondu que la commune n’avait toujours aucun retour global de l’étude commanditée et qu’une mise en demeure avait été envoyée au bureau d’étude. Mais, que les professionnels du village avaient bien été contactés et que certains seraient intéressés pour devenir propriétaires de leurs cabinets. Après divers échanges rappelant l’historique de la situation, le rappel de l’implication dans le village de la maison de santé actuelle, et la nécessité d’accueillir de nouveaux praticiens plutôt que chercher à reloger ceux étant déjà sur la commune, nous restons toujours dans l’attente du fameux compte rendu ….

Question n° 3 :

Question à monsieur le maire : N’ayant pas obtenu les réponses à mes questions en conseil communautaire. En tant que vice-président de TPA et membre du bureau des maires, nous aimerions savoir aujourd’hui où en sont les études pour l’éventuelle future implantation à CABANNES d’un quai de transfert ou d’une déchetterie ?

En effet lors du précédent conseil, le Maire nous avait conseillé « de prendre notre courage à deux mains et de poser la question en conseil communautaire ». Chose que nous avons faite, pour nous entendre dire, en présence de notre maire, (nouveau conseiller communautaire, suite à la double démission de Christian ONTIVEROS et de Hugo JAUBERT) que ces questions devraient être posés aux instances concernées … jusqu’à ce que devant mon insistance, le vice-président de la commission déchet ne nous réponde que les études étaient en cours … CIRCULEZ IL N’Y A RIEN A VOIR (sans aucun soutien de notre nouveau vice-président (si nous avons bien compris) … EDIFIANT !

Aujourd’hui notre maire change d’avis et me conseille de m’adresser aux instances concernées plutôt qu’au conseil communautaire…sauf, que notre représentant dans cette commission (aujourd’hui démissionnaire) avait déjà été questionné à plusieurs reprises sans plus de succès.

Il faut se rappeler que l’histoire ne date pas d’aujourd’hui et se répète… En effet depuis le transfert de la compétence déchet à notre intercommunalité, il avait été prévu la création d’un point de collecte par binôme de communes. Ce qui fut le cas pour toutes, sauf pour Cabannes ! Depuis, toutes les municipalités qui se sont succédé n’ont cessé de réclamer la fin de cette injustice. Lors du précédent mandat, Christian CHASSON avait obtenu de Joel SUPPO, ancien maire de Maillane et vice-président à cette compétence, l’inscription d’études préliminaire pour l’installation à Cabannes d’un quai de transfert. Nous avions (et avons toujours) le foncier dédié et le soutien entre autres de Mr AGOSTINI maire de ST ANDIOL intéressé par la proximité du lieu entre nos deux communes.

Aujourd’hui le maire nous parle d’esprit communautaire ! et de continuer à se battre …. Jusqu’à quand ? alors que nous devrions être vent debout au moment ou justement les nouvelles reformes rebattent les cartes ! ….j’arrête la ….

Donc, nous n’en savons pas plus et CABANNES, comme pour bien d’autres sujets d’actualité, continue à être blackboulée au gré de la volonté d’autres communes.

ASSEZ !!!!! NOUS NE SOMMES PAS DES PESTIFERES ET NOTRE COMMUNE N’EST PAS UN PAILLASSON !!!!!

Question n° 4 :

Suite à un document récemment consulté, relatant des aspects de la loi Egalité Citoyenneté du 27 janvier 2017, nous aimerions savoir si nous sommes dans la légalité en réservant l’accès à la cantine scolaire aux seuls enfants dont les deux parents travaillent ?

Alors là … ! grand moment ! devant la pétition des parents de l’école publique, du conseil d’école etc. … le problème reste entier.

Comment expliquer que ce qui se réalisait auparavant ne puisse plus se faire aujourd’hui ? Comment après avoir dépouillé l’école publique de tout ce qui était possible, la commune continue à expliquer que l’accès à la cantine, alors que cela a été un choix municipal, puisse être réservé aux seules familles dont les deux parents travaillent ! Sachant qu’un courrier concernant la légalité de cet acte a été transféré à notre sous-préfète.

Sur le principe d’égalité entre l’accueil de tous les enfants à l’école et le traitement de ceux-ci de la même manière, est-il acceptable que dans le même temps, nous fassions des portages de repas (sans agrément depuis lors) et refusions l’accès à la cantine de l’école publique des enfants dont l’un des deux parents travaillent ! En est-il de même à l’école privée ? inacceptable !!!!

Nous verrons le jugement de la sous-préfecture !

Pour vous faire une idée pleine et entière vous trouverez ci-joint un article commentaire de la loi Egalité Citoyenneté du 27/01/2017.

En ce sens nous accordons pleinement notre soutien aux parents d’élèves de l’école publique.

 

A vous de vous faire une idée de ce qui se passe !

François Cheilan

 

NB : Si vous souhaitez avoir l’intégralité du communiqué , cliquez sur ce lien :

François Cheilan | Facebook

 

 

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