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Hier, j'étais dans la manifestation à Avignon...départ 10 heures aux allées de l'Oulle au côté de nombreux Cabannais venus se joindre au défilé....Combien étions nous? Difficile à dire...sans doute plus de 30 000! Ouvrant le cortège des étudiants et des lycéens, dont un portait une pancarte avec écrit:" papet...mamet...tu as assez travaillé...tu es trop fatigué... laisses moi ton boulot car tu as droit à te reposer!"

Juste derrière une banderolle des infirmières anesthésistes (une Cabannaise se reconnaitra) étaient là pour dénoncer leur condition de travail et l'absence de reconnaissance...puis des salariés du secteur public mais surtout du secteur privé, des retraités également, des policiers en grève aussi...

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Bref, cette manifestation confirme bien le renforcement de la mobilisation constaté partout en France qui augmente corrélativement à la surdité méprisante et insultante de Sarkosy et de toute l'UMP.

Quant aux chiffres annoncés par le gouvernement, dits "selon la police", ils sont à la hauteur des mensonges avancés pour justifier cette réforme...OUI, une réforme s'impose, OUI d'autres solutions existent! Notre pays en a les moyens mais il suffit de prendre l'argent là où il est et non de faire payer aux seuls salariés, en particulier aux jeunes et aux femmes, les conséquences de leur politique qui ne cesse de creuser les inégalités sociales.

Pour que le gouvernement entende ce que dit la grande majorité des français, pour que s'ouvre une réelle négociation....J'y retournerai samedi 16 octobre à 10h (RDV gare centre à Avignon)...Et vous?

 

 

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Communiqué de la CFDT: Le gouvernement doit sortir du blocage !

 

Les manifestations qui se sont déroulées partout en France ce 12 octobre, ont réuni 3,5 millions de personnes, soit une hausse de 20 % par rapport aux précédentes journées de mobilisations.

Pour François Chérèque, « après une telle démonstration de force, le gouvernement et le parlement doivent enfin bouger ». Contrairement à la communication gouvernementale « si les jeunes étaient plus nombreux que le mois dernier dans les cortèges, cela ne suffit pas à expliquer l'augmentation du nombre de manifestants », précise le secrétaire général de la CFDT.

Désormais le gouvernement n’a plus le choix , « il doit répondre à ces mobilisations croissantes et faire enfin le choix du dialogue ». En effet, insiste François Chérèque, cette reforme n’est ni juste ni efficace : « elle n'est pas financée au-delà de 2018 » ce qui fait « qu'inévitablement les années 2013, 2014, 2015 seront des années de débat pour une autre réforme des retraites ».Et de mettre en garde : « si le gouvernement décide de rester totalement bloqué sur ses positions, il prend le risque de pousser à la radicalisation du mouvement ».

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Communiqué de la CGT: Une mobilisation encore plus imposante et déterminée

mardi 12 octobre 2010

La journée de mobilisation interprofessionnelle du 12 octobre 2010 a atteint des niveaux de participation inégalés depuis le début du processus qui s’oppose à la réforme des retraites.

Le taux de grévistes dans le secteur public est équivalent ou supérieur au 7 septembre. Dans le privé, de nouvelles entreprises sont en grève avec des taux atteignant parfois plus de 80%. De nombreux salariés sans organisation syndicale se sont mis en grève. Les 244 manifestations ont rassemblé 3,5 millions de manifestants.

C’est une participation exceptionnelle qui témoigne d’une mobilisation grandissante, d’une détermination renforcée des salariés, des privés d’emploi, des retraités.

Les jeunes lycéens et étudiants font une entrée remarquée dans le mouvement sous l’impulsion de leurs organisations qui ont su faire percevoir les enjeux de la réforme et l’importance du combat solidaire entre les générations.

Le gouvernement doit se faire une raison, c’est un mouvement de fond qui est désormais largement installé dans le pays. Il bénéficie d’un large soutien de la population. Cet événement est une réponse cinglante au gouvernement qui pensait, en provoquant un vote précipité au Sénat, couper l’herbe sous le pied aux manifestants.

Le chef de l’Etat et le gouvernement doivent admettre qu’il n’y a pas d’autres voies que l’ouverture de réelles négociations avec les syndicats sur l’avenir des retraites. Ils doivent renoncer à imposer le recul des âges de départ en retraite.

Pour la CGT, il s’agit d’aller au bout de ce puissant mouvement revendicatif.

C’est pour cela qu’elle appelle les salariés à prolonger cette mobilisation, à tenir dans l’unité syndicale des assemblées générales sur tous les lieux de travail, à discuter partout, dans le privé comme dans le public, du principe des arrêts de travail, à décider démocratiquement des formes assurant la permanence de l’action.

Grèves reconductibles, nouveaux débrayages, points de rencontres publics, rassemblements réguliers devant les permanences parlementaires, débats, meetings unitaires, toutes formes d’actions innovantes et diversifiées doivent permettre d’élargir encore le mouvement.

Gagner des revendications sur l’emploi, sur les salaires, sur le contenu du travail sont autant de points d’appuis pour gagner la bataille pour une autre réforme des retraites.

La CGT appelle à réussir le prochain grand rendez-vous interprofessionnel unitaire fixé le samedi 16 octobre prochain.

La CGT appelle les salariés à venir renforcer le syndicat CGT. C’est aussi une condition pour être entendus.

Montreuil, le 12 octobre 2010

 

Communiqué SNUIPP FSU: Une mobilisation encore plus imposante et déterminée

 

3,5 millions de personnes ont défilé hier contre la réforme des retraites. Une mobilisation à la hausse même pour le gouvernement qui poursuit sa guerre des chiffres et refuse d’entendre les manifestants. Les enseignants ont été très mobilisés, la dynamique pour la réussite du 16 est en marche.

S’il y a un point sur lequel l’intersyndicale et le gouvernement s’accordent c’est sur le fait que la mobilisation du 12 octobre a été plus importante que celle du 23 septembre. Hier, 3,5 millions de manifestants ont défilé dans les rues des villes de France selon les syndicats et seulement 1 230 000 selon la police ce qui, même du point de vue du ministère de l’Intérieur, représente une hausse par rapport aux dernières manifestations.

Les raisons de la guerre des chiffres

La guerre des chiffres sur le nombre de grévistes et sur le taux de participation menée par le gouvernement répond à un enjeu de communication. L’opinion est largement favorable au mouvement social puisque 69% des Français le soutiennent selon CSA. Par ailleurs, tandis que la côte de popularité du gouvernement et du président de la République est au plus bas, celle des syndicats se porte bien étant passée selon l’Ifop de 43% en juin à 53% en octobre. Enfin, cette guerre a aussi pour objectif de décourager la population alors que la mobilisation gagne encore du terrain et qu’une autre journée de protestation est déjà programmée pour samedi 16 octobre avec l’objectif de drainer un public plus large. Le gouvernement tente désormais d’aller le plus vite possible dans l’achèvement du processus législatif en accélérant les débats et les votes au Sénat espérant ainsi couper l’herbe sous le pied des manifestants.

Les lycéens dans les manifestations

L’autre fait marquant de la journée d’hier aura été le sérieux coup de jeune donné aux manifestations par la présence de plusieurs milliers de lycéens dans les cortèges à l’appel de plusieurs organisations de jeunesse dont l’UNL et la FIDL. Ces derniers jours, le gouvernement avait là encore mené une bataille de communication, dénonçant une tentative de « manipulation » des jeunes. Hier les lycéens qui défilaient aux côtés des étudiants déjà présents lors des précédentes manifestations ont dit combien le sujet des retraites les touchait de près. « Reculer l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, c’est empêcher les jeunes de pouvoir s’insérer sur le marché de l’emploi dès la sortie de leurs études, explique l’UNL. Le gouvernement fait le choix de ne pas donner de perspectives d’avenir à la jeunesse ». La réponse au gouvernement est donc venue des jeunes eux-mêmes qui étaient aux dires de l’Unef plus de 150 000 dans les rues tandis que de son côté l’UNL annonçait la mobilisation des élèves dans 800 lycées.

Les enseignants toujours très mobilisés

Chez des enseignants la mobilisation est restée très importante hier. Près d’un sur deux était en grève, montrant que le mouvement ne faiblit pas malgré les répercussions financières du non paiement de trois journées de grève en un peu plus d’un mois. « Les enseignants sont inquiets pour leur avenir et celui du financement du système de retraites. Ils sont inquiets pour l’avenir de l’éducation et de la réussite des élèves en raison des nouvelles coupes budgétaires » a commenté Sébastien Sihr. Le secrétaire général du SNUipp a souligné « combien il est important que le gouvernement entende les revendications des enseignants » en faveur « d‘une réforme qui soit juste et équitable » et en faveur de l’obtention de garanties nécessaires afin de « pouvoir exercer leur métier et faire réussir les élèves ».

La dynamique pour réussir le 16

Après le succès des manifestations d’hier, les organisations syndicales ont maintenu leur appel à la manifestation de samedi. Ils ont vu dans l’ampleur des cortèges un élargissement de la mobilisation qui va se poursuivre dans les jours à venir. Dans plusieurs entreprises ou branches professionnelles, le principe de la grève renouvelable a été adopté. Pour ce qui est de l’école primaire, dans quelques départements des décisions similaires sont actées pour jeudi. Tout cela témoigne d’une dynamique qui, comme le souhaite le SNUipp, doit conduire « à la réussite de la journée de manifestations unitaire et interprofessionnelle du 16 octobre ». Le SNUipp soutient et encourage toutes les actions qui contribueront à rassembler toujours plus largement la population. Hier gouvernement et majorité sénatoriale sont restés sourds aux clameurs de la rue. « Nous sommes décidés à mener cette réforme à son terme » parce qu’elle est « raisonnable, juste et indispensable », a lancé le premier ministre à l’Assemblée nationale dans le cadre des questions d’actualité au gouvernement. Le Sénat, lui, poursuit la lecture du texte et a adopté les reculs des bornes d’âge pour l’âge légal de départ et pour la retraite à taux plein. Face à cette intransigeance, le SNUipp se prononce pour la poursuite des mobilisations lors d’une autre journée en début de semaine prochaine. En attendant l’intersyndicale se réunira jeudi, 48 heures avant ce qui s’annonce déjà comme la plus forte mobilisation contre la réforme des retraites.

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