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l est vrai que depuis quelques temps, j’étais fort occupé par l’écriture de quelques petites chroniques historiques. Mais cela n’a pas détourné mon attention des questions de l’actualité politiques et surtout de ma participation active dans différentes réunions locales.

L’affaire dite « Cahuzac » suscite en moi de la colère car elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l'Etat. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique.

J’apprécie la proposition de Jean Luc Mélenchon sur France Info, qui consiste à organiser une marche citoyenne pour la VIe République, le 5 mai prochain.

Ce qui vient de se passer me renvoie à des évènements plus locaux. Ce Président annonce «Les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou pour corruption seront interdit de tout mandat public ».

Je ne comprends toujours pas comment on peut exercer des responsabilités publiques, du plus petit au plus haut niveau, sans que les règles qui conditionnent l’accès à un poste de fonctionnaire (ouvrier, infirmier, policier, agent d’entretien, professeur des écoles…) ne s’appliquent pas au monde électif c'est-à-dire et tout simplement : ne pas avoir subi de condamnations figurant au bulletin n°2 du casier judiciaire incompatible avec l'exercice des fonctions. Il y a sans doute quelque chose qui m’échappe, je ne suis pas spécialiste de droit constitutionnel, peut être vous pourriez m’éclairer ?

Ceci étant, cette affaire, ne me fait pas oublier le débat à l’assemblée sur le projet de loi de sécurisation de l'emploi qui vise à transposer l'accord national interprofessionnel (ANI) dans la loi. Cet accord satisfait pleinement les grands patrons du MEDEF et on les comprend car il faut que vous sachiez que ce projet prévoit :

·        Pour « assurer une réelle sécurisation de l'emploi » le texte prévoit de taxer les CDD de moins de 3 mois, mais cette mesure concerne moins de 30 % des CDD, quelle sécurité !

·        Et cela continue de plus belle, la flexibilité des salariés est amplifiée par l'introduction d'une mobilité forcée (géographique ou fonctionnelle). C'est ici que le chantage entre en jeu : en cas de refus, chaque salarié sera licencié pour motif personnel.

·        « Afin de maintenir l’emploi, en cas de graves difficultés conjoncturelles rencontrées par une entreprise » le texte autorise une entreprise à réduire le temps de travail et les salaires. Tout salarié qui s'y refuse se verra licencié, la belle affaire... !

Le 9 avril je manifesterai donc contre ce projet et pour soutenir les députés qui ne veulent pas d’un retour des politiques de régression Sarkosistes sous une forme ou sous une autre.

Venons-en à quelques questions locales. Pour cela je vous livre mon intervention faite à l’occasion d’un conseil municipal sur les orientations budgétaires :

« Monsieur Rousset prend la parole, tout d’abord pour dire qu’il n’a pas préparé de discours et ensuite pour corriger 2 erreurs dites par M. le Maire.

La première consiste à dire qu’il y eu débat au sein de la commission au sujet des orientations budgétaires. Non, dit il, il n’y a pas eu de débat mais excuse le Maire car il ne pouvait pas le savoir du fait de son absence pour raison de santé.

La deuxième, c’est que si l’Etat dans le domaine de l’éducation nationale se désengage bien à travers la dernière réforme concernant les rythmes scolaires qui met fin au principe de service public d’égalité d’accès, mais on ne peut pas le dire au regard de l’arrêt des suppressions de postes voulus par le précédent gouvernement et surtout par les créations qui sont annoncés.

Ceci dit, M. Rousset attire l’attention du conseil sur les nécessaires réflexions à partir du contexte économique et social au moment où le Président de la République vient d’annoncer ce que tout le monde savait à savoir que les objectifs de croissance ne seront pas atteints. Sur le fond, c’est à son avis toujours la même politique qui est conduite depuis 20 ans et qui consiste, après les pactes de stabilité, à prôner maintenant l’austérité. Les communes sont concernées comme les ménages par ces choix alors que les collectivités réalisent 80% des investissements. En faisant pression sur les finances des collectivités on risque d’accélérer la récession. Les communes quant à elles n’auront le choix qu’entre réduction voire suppression de services et augmentation de la pression fiscale si d’autres choix ne sont pas mis en œuvre.

 

On peut par ailleurs en vérifier les conséquences dans les réductions des charges de gestion envisagées en 2013, bien qu’une recette exceptionnelle de la CARAD masque la réalité.

M. Rousset se dit en accord avec le Maire pour souligner la qualité du travail réalisé par les personnels mais, quant au débat de ce soir, il estime qu’il ne sert à rien, sinon à se faire plaisir, car les décisions sont prises à l’avance.

On connaît le programme de travaux et il a été annoncé que les taux des impôts locaux n’augmenteraient pas. Si cette mesure rassure le contribuable elle ne rassure pas le citoyen devant l’augmentation de l’encours de la dette dont les effets les plus importants seront en 2014 et les années après, M. Rousset estime que le risque est grand,  devant les réalités budgétaires, les stratégies chaotiques depuis plusieurs années à Cabannes et l’absence de réflexion collective, d’hypothéquer l’avenir.

Il regrette une nouvelle fois l’absence de réflexions sur des perspectives pluriannuelles et note les retards pris pour le contrat de développement qu’il propose au moins depuis 2004. Il précise que ce n’est pas une bonne chose d’agir au coup par coup et à très court terme sans vision d’avenir.

M. Rousset alerte le conseil sur le possible effet boomerang des décisions prises un jour et se rappelle les augmentations de plus de 20% décidées après les élections de 2001. »

 

Voila, pour ce « retour à la politique ». Mais je n’en oublie pas l’histoire de notre commune. Voici donc un extrait de ce même conseil municipal en questions diverses :

 

« M. Rousset propose au conseil municipal, à l’occasion du centenaire de la parution du livre « L’histoire de Cabannes » écrit par Léopold Vidau, de prendre contact avec l’association des Amis du vieux Cabannes pour commémorer cet évènement par l’organisation d’une initiative par exemple exposition de cartes postales. Il propose de plus d’étudier la possibilité de remettre une République en bronze sur le monument inauguré en 1910 et de poser une plaque indiquant « cours de la République ».

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