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Il y a des jours comme ça où, au plus haut sommet de l'état, les priorités vont à recevoir à l'Elysée un footballeur qui s'apprête à prendre sa retraite pendant que près de 2 millions de personnes manifestent pour la leur! Et oui, j'étais parmis celles et ceux là à Avignon le 24 juin. Au milieu d'une manifestation qui a rassemblé 20 000 personnes dont des Cabannais venus exprimer leur opposition à une réforme particulièrement injuste.

Un de ceux là me faisait le commentaire suivant: Avec le CPE les jeunes criaient : « papa, j’ai trouvé un emploi, c’est le tien ! »....Avec la réforme Sarkozy leurs parents pourraient leur répondre :« mon fils, l’emploi que je ne peux quitter, c’est le tien ! ».

affiche

 

Un petit film trouvé sur le net sur la manifestation d'Avignon:

 

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lu dans la presse

Les syndicats veulent maintenir la pression sur les retraites

Après la mobilisation massive de jeudi contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, les syndicats français entendent maintenir la pression durant l'été et durcir la résistance à la rentrée.

 Deux millions de personnes, selon les syndicats, ont manifesté dans les rues de France contre la réforme, qui prévoit notamment le relèvement de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

Tout en jugeant la mobilisation moindre que lors de la précédente réforme de 2003, le gouvernement assure ne pas sous-estimer le message de la rue et réaffirme que des marges de négociation existent sur les carrières longues, la pénibilité et les polypensionnés.

Il maintient toutefois son calendrier : présentation du projet de loi en conseil des ministres le 13 juillet, examen à l'Assemblée nationale en septembre et au Sénat en octobre.

"Un choix peu courageux", selon Bernard Thibault, qui estime que "le chef de l'Etat devrait surseoir à l'agenda du conseil des ministres et ouvrir - ce que nous n'avons pas eu - un vrai cycle de négociations avec les organisations syndicales".

"Si le gouvernement, si le chef de l'Etat, font comme s'il ne s'était rien passé, s'il joue les apprentis sorciers, compte tenu du mécontentement qui existe sur ce projet de loi, il ne faudra pas s'étonner que le conflit prenne une autre intensité à la rentrée", a prévenu le secrétaire général de la CGT sur LCI.

L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-FSU-Solidaires-Unsa se réunira mardi prochain pour décider des actions à venir. Force ouvrière, qui ne s'est pas associé à la manifestation de jeudi même si nombre de ses adhérents y ont participé, sera présent.

"Nous allons envisager s'il le faut d'autres initiatives durant l'été et préparer la rentrée s'il se confirme que le gouvernement prend par le dédain la manifestation", a précisé Bernard Thibault.

 

"IL NOUS MET AU DÉFI"

Le dirigeant de la CFDT, François Chérèque, a confirmé que les organisations syndicales mettraient à profit les vacances pour poursuivre leur "travail de conviction" et "rencontrer les parlementaires".

"On va continuer à expliquer aux salariés la situation qui va leur être faite dans les années qui viennent", a-t-il dit sur France Info.

Il a qualifié de "provocation" la réaction du gouvernement.

"Il nous met au défi. Eh bien on fera mieux qu'en 2003 et on sera plus nombreux à la rentrée", a-t-il déclaré.

"On enfoncera toutes les portes qui peuvent s'ouvrir pour réduire" les inégalité de la réforme, a-t-il souligné.

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, qui avait manifesté en solo le 15 juin, a souhaité "l'unité la plus large" contre le projet gouvernemental "sur la base d'un retrait du texte". La CGT et la CFDT plaident pour sa réécriture.

"Si tout le monde y va, il y aura un effet masse qui sera important", a estimé Jean-Claude Mailly sur i>Télé.

"Ce qui importe maintenant, c'est l'information que nous allons faire pendant tout l'été sur le dossier retraites. Les gens découvrent et continuent à découvrir les effets du projet gouvernemental", a-t-il dit.

Les dirigeants syndicaux ont unanimement déploré que Nicolas Sarkozy ait montré jeudi un intérêt plus marqué pour les Bleus, après leur débâcle en Coupe du monde de football, que pour les inquiétudes des manifestants.

"C'était une espèce de bras d'honneur invisible qui était fait aux manifestants", a jugé François Chérèque.

Recevoir l'attaquant de Barcelone Thierry Henry à l'Elysée pendant les manifestations, "ça fait quand même manoeuvre de diversion", a déclaré pour sa part Jean-Claude Mailly.

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