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 Marchés…

En regardant ces quelques photographies, cela nous renvoie une fois de plus en 1913, il y a cent ans quand   Léopold Vidau décrivait alors Cabannes comme étant « un pays essentiellement agricole et un centre horticole dont la réputation s’étend en France et à l’Etranger ».

A à croire les statistiques sur les expéditions de la gare parus dans un article récent, on comprend mieux cette réalité économique d’alors :

« La culture intensive des primeurs, asperges, melons, haricots, petits pois, a pris également depuis quelques années une extension considérable…/…De vastes vergers de pêchers, d’abricotiers, de cerisiers, etc., concourent, avec les autres cultures (céréales, fourrages, chardons, graines pour semences) à assurer l’aisance de la cité. Les vins des rives de la Durance sont délicats et ceux du quartier des Combes sont très estimés…/…Deux ateliers pour la confection des emballages en roseau et en osier, nécessités par le transport des fruits et des légumes, occupent une trentaine d’ouvriers. A la suite de la création du marché journalier (18 mai 1909), de nombreux Expéditeurs et Commissaires se sont installés à Cabannes, et, par leurs efforts combinés ont donné une nouvelle impulsion à la prospérité de notre cité. ». Cette photographie,  déjà publiée, nous laisse entrevoir l'ambience les jours de marché.

Cabannes-en-1929.jpg

Ainsi, en ces temps là, un marché quotidien était organisé pour écouler la marchandise produite…Depuis, les choses ont bien changées et le nombre d’exploitations agricoles témoigne de ces évolutions économiques, sociales et culturelles.

Si l’on s’en réfère au bulletin municipal de 1973, le nombre d’exploitants agricoles étaient encore de 273 auxquels se rajoutaient 10 pépiniéristes et 2 apiculteurs

Les chiffres du dernier recensement réalisé en 2009, en attendant les résultats de celui fait en 2012, dans notre commune laissent apparaître 64 exploitants agricoles (32 hommes et 32 femmes)…En 1999 ils étaient encore 92.

Ainsi de profondes modifications ont eu lieu, comme dans bon nombre de commune rurale en France.

Les marchés, leur nombre et leur importance sont aussi des marqueurs de ces évolutions.

Ainsi en 1913, il y avait donc un marché quotidien.

Bien plus tard, nous retiendrons celui livré par Jean Paul Jacoponi en 1999, répondant à une question de Max Grenier. Monsieur Jacoponi, après avoir évoqué quelques variétés de pêche (Flower, Bénoni, Charles Ingouff, Amesden…), évoquait l’emballage dans les mussis, les mannes ou les bourras selon le fruit ou le légume. Puis dit il, « vient la vente de la cueillette de la veille. La vente de tous ces produits se passe le matin à 7 heures sur la place de la mairie, posé par terre, à la vue de tous. Les acheteurs qui étaient locaux, se pressaient pour faire une offre, pas toujours d’accord avec le vendeur, mais à la fin du marché, tout était vendu. Il y avait des portefaix qui livraient aux acheteurs, c’est dire les expéditeurs. »

marché dans le stade copier

Nous savons également que ce marché pouvait se tenir au stade municipal.

Dans le bulletin municipal de 1973, il est fait état pour l’écoulement de la production agricole, du marché d’intérêt national de Chateaurenard, des marchés gare de Cavaillon et d’Avignon, des marchés locaux de Saint Etienne du Grès et de Sénas…il y avait encore 16 expéditeurs et 3 courtiers en fruits et légumes.

Par ailleurs il est mentionné en ces termes : « pour la ménagère de Cabannes, le marché au détail du mardi »…

Plus curieux et précurseur pour l’époque, il est également noté qu’en 1973 existait « un marché tous les mercredis après midi de produits cultivés sans engrais ni insecticides chimiques ». On disait pas encore « bio ».Les témoignages de cette activité économique son nombreux encore.

  marche-dans-le-stade-2-copier-copie-1.jpg

En 2013, il subsiste à Cabannes pour reprendre l’expression  « un marché au détail ».

Malgré la crise(ou plus exactement les crises depuis 1974), la mondialisation, le diktat de la grande distribution, les politiques de quotas, la PAC, l’urbanisation, les pressions foncières,…etc…etc, quelques exploitants agricoles font mieux que de la résistance à Cabannes et produisent de la qualité.

 

Vous pouvez agrandir les photographies en cliquant dessus!

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