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Histoire de Cabannes : Les sapeurs pompiers…place du moulin.

Nous avions, il y peu, montré quelques images du bâtiment souvent encore appelé « HLM des pompiers ». Tout à côté, et nous l’évoquions aussi , un autre bâtiment accueillait, fut un temps, les services de secours et va prochainement accueillir les services de la police municipale…

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Une autre carte postale ancienne intitulée « Usine Pauleau » montre un bâtiment qui ressemble comme une goutte d’eau aux locaux qui accueillaient les services de secours….c’était à l’époque « Place du Moulin » en un temps où il était recensé dans la commune au chapitre des industries dérivées de l’agriculture : 4 pétrins mécaniques, 2 batteuses mécaniques, 1 scierie mécanique, 3 pressoirs à vin manuels, et….1 vannerie mécanique 2 manuelles…les terres labourables représentaient en 1913,  780 hectares auxquels se rajoutaient 220 hectares de cultures maraichères…Il fallait donc des mannes et des banastes !

Mais revenons-en aux services de secours de Cabannes….

En 1999, « Lis ami dou viei Cabano » avaient organisé dans la salle municipale, avec l’aide de Max Grenier, des entretiens publics et sonorisés dans la grand rue, faisant appel à la mémoire des Cabannais….L’un entre eux, monsieur Maurice Rabier, avait témoigné entre autre de l’histoire du corps des sapeurs pompiers…Voici « le script » de cet entretien ainsi qu’une photographie issue de ce document prise au lavoir dans son lieu d’origine :

 (RJ 2013)

Max GRENIER : Nous allons parler de ceux qui, depuis de nombreuses années avec beaucoup de courage, sont un peu les piliers du village car sans eux nous aurions beaucoup de difficultés, de problèmes. Ils ont su faire preuve de dévotion, il s'agit des pompiers. Qui d'autre, pouvait être mieux placé que notre ami Maurice RABIER qui en est l'un des fondateurs dira t-on.

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Maurice RABIER : Je vais tâcher d'être bref. En 1952, le Maire de l'époque, Marc-Antoine VIDAU avait dit à Jean OSELLA : « J'ai acheté une pompe, c'est toi qui la feras marcher et tu seras chef des pompiers. » «Mais je suis tout seul, comment je vais faire? Alors, il va voir Pierre BERTHAUD, Georges MOURGUES pour faire le corps des sapeurs pompiers. Et Georges MOURGUES, lui dit, pour monter sur les toits, c ' est pas des mécaniciens qui nous faut, il nous faut des maçons». Alors, il y avait COUTENDIN. Il y avait Loulou ESTELON et moi même, je n'étais pas encore maçon, j'étais chauffeur. Bref, de là, est parti le corps des sapeurs pompiers. Alors, il y eu Maurice MOURGUES, le pauvre Jean NERI, bien entendu, Roland DUPLAN, Armand MACIOCI... Je risque d'en oublier, mais enfin...

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La première fois que l'on a fait marcher la machine, la pompe, c'était pour l'incendie qu'il y avait eu à la Fabrique, en 1953. Si je m'en souviens bien, ça été le départ de la machine, et là, ça été quelque chose qui avait marqué les Cabannais. Puis, les municipalités changeant, ça été Monsieur DAUPHIN , le Maire, qui nous a dit: « Mais maintenant pour vous déplacer, il vous faut un camion. »

On donc avait la pompe, on avait les bras et la B 14 de Jean OSELLA qui nous véhiculait un peu de partout. C'était sa camionnette pour le travail. De là, Monsieur le Maire, DAUPHIN, avait acheté le Tube Citroën que tout le monde a connu, qui, je crois, est toujours en vie. Et voilà ...le corps des sapeurs pompiers. On a eu de grands sinistres ; le frigo en 58... ça a été, je crois, le plus grand. Il y avait même les pompiers de Marseille. Enfin, ça a duré pendant 2 jours : Et bon, après, on a eu des sinistres plus ou moins importants. Enfin, le plus, c'étaient les feux de cheminée, des trucs comme ça.

Il nous fallait de nouvelles recrues. C'est à ce moment là, que tu es rentré, toi-même, un peu plus tard. Lucien AMARD, Jeannot GENIN, tout ça. Et puis, en 1976, c'était l'heure de la retraite pour Jean OSELLA. Alors, on est parti à Valabre avec Jeannot NERI pour faire des concours pour éventuellement remplacer Jean OSELLA. Et, de ce fait, Jeannot NERI avait été nommé sous-lieutenant et moi-même adjudant, et c'est nous qui avons dirigé le corps jusqu'à malheureusement la mort de Jeannot en 1992.

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HLM 1960 Pomppier

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