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HISTOIRE DE CABANNES : du vélodrome de Cabannes au col du Destet…une longue histoire!

  GUIRAND SOC (16)

Léopold Vidau, dans son livre en 1913,   semblait regretter que Cabannes n’ait pu bénéficier du pont de Bonpas et de la nationale 7 ou encore du canal des Alpilles... Aurait il regretté que Cabannes ne soit pas devenu Chantilly avec son hippodrome ou l’olympique de Marseille avec son vélodrome ? Cette interrogation humoristique (précisons-le) peut se poser au travers du regard que nous portons dans le rétroviseur notre propre histoire collective sur notre village…Combien sommes nous à savoir que Cabannes possédait son vélodrome et que des courses y étaient organisées ?

Heureusement quelques hommes, soucieux sans doute de partager mais aussi de transmettre la mémoire y ont prêté attention. C’est le cas de M. Jean Girard en écrivant l’histoire du vélodrome dont nous vous livrons le texte écrit en 1974.

C’est le cas aussi de M. Gros Daniel, qui a sa façon, a su conserver quelques papiers ou vieilles photos que d’autres auraient peut être jetés…De nos jours, si l’on veut parler de vélo, c’est naturellement vers lui qu’il convient de se tourner. Arrivé tout juste à Cabannes dans les années 80, je me souviens encore avoir participé avec l’ami « Jo » et les AIL au ravitaillement au col du Destet et avoir vu passer Daniel Gros disant au passage un « hoooo ! » avec un sourire que la pente ne gênait pas.

Ces derniers jours je l’ai donc sollicité et le remercie ainsi que mon camarade anthropologue Pierre Caréna d’avoir tous deux contribué à l’écriture de cet article…

Rassurez vous, je ne vais pas faire ici la longue liste des vainqueurs, deuxième et troisième des « grands prix de Cabannes et des commerçants » comme il s’appelait à l’origine. Il me semble tout de même utile de citer Maxime Ongaro qui a donné une renommée au maillot au couleur de Cabannes, et dire que l’association du SOC a été créée en 1922 et était multi sport car le ballon ovale et l’athlétisme étaient des activités pratiquées. Les bénévoles se nommaient alors, Eugène Vidau, Lucien Girard, Marcel Lapeyre, Louis Veyne, Félix Dumas ou Nicolas Néri.

C’est sans doute en 1934 que le club de vélo fut créé au sein du SOC sous l’impulsion d’un marchand de cycle nommé Armand Guirand et de Louis Veyne,  aidés par des passionnés comme Marcel Lapeyre, Maurice Berthet, Charles Galleron, Félicien Aubert,, Paul Tirant, Louis Jullian, le futur Maire  Marius Lance, et….Jean Girard le futur auteur d’un article en 1974 sur le vélodrome….Dans les années 50/60, les noms de Aubin Giaroli, Francis Piquet et René Macioci apparaissent dans la liste des bénévoles…Les années 80 furent quant à elle marquées par le rallye des cyprès…

Aujourd’hui, les bénévoles actuels sont héritiers de cette longue histoire entre Cabannes et le « vélo ».Animés par leur passion ils lui donnent un prolongement que d’autres historiens ou anthropologues citeront sans aucun dans 90 ans.

Pour l’heure laissons parler quelques photographies et lisons ce texte sur le vélodrome de Cabannes ! 'Cliquez sur les documents pour les agrandir...RJ/2013)

  FACE 1936 SOC (17)

  Etaient présents sur la photo:DOS SOC 1936 SOC (18)

 

Photo SOC

 

 

LE VELODROME

  vélodrome

C'était en 1920 à 1925 CABANNES avait son Vélodrome, et quel Vélodrome. Piste entièrement en terre, virage à 30 degrés, longueur du tour 333 mètres, Tribunes en planches.

Qui ne se souvient des Coureurs, que je livre leurs noms en vrac : Les CURTEL, VILLEPRONTOUX, ALIBERT, BELLAGAMBA, COLLIN, PARIS, CONSTANT, ceux-ci pour la région et RICHAUS de Cabannes.

Les AS : GANAY, HORT, 1’AMERICAIN.

Les Stayers : SERES et SERGENT et tant d'autres champions

Nous assistions en cours de ces journées à de belles courses entre régionaux, d'américaines avec les As, complétées par une course derrière moto, celle-ci en 3 manches.

Le Micro n'existant pas en ce temps là, c'est le Père NERI qui, avec son entonnoir de forte taille, faisait l'Annonceur, Eugène VIDAU était au chronomètre, Louis DURAND était au bureau de contrôle.

Le garage était tenu par TANGHERONI.

La Piste avait été dessinée par Maurice DUMAS (Banque Chaix), la terre transportée par Antonin CHAPELET, le travail fait par TANGHERONI.

Cela dit, il faut ajouter le revers de la médaille, qui permettra au lecteur d'apprécier le courageux organisateur Gabriel MOURGUES.

Pendant cinq ans, il résista de son mieux, mais contre lui son ennemi N° I était la pluie.

C'est ainsi que, pour chaque réunion, et cela durant 15 jours, il fallait Enlever l'herbe, boucher les trous, arroser avec l'arrosoir, tous les jours faire durcir la terre pour que la piste ait un semblant de béton, coller les affiches, préparer des réceptions,

recevoir les coureurs qui arrivaient dans la matinée, pour assister, l’âme en peine, et cela entre 10 et 14 heures, à un orage ou pluie qui, en moins de cinq minutes, rendait la réunion impossible, ce qui faisait dire aux mauvaises langues : " demain courses de bicyclettes il va pleuvoir ", tellement cela se répétait.

Gabriel MOURGUES, pionnier en la matière, su donner à CABANNES, un éclat particulier, puisque immédiatement des Vélodromes se multiplièrent dans la région ,

Posant la question à Gabriel MOURGUES. Combien d’entrées pour une belle journée : "La plus grande pour moi fut de 1400 à 1600 entrées " Mais beaucoup n'arrivaient pas à I000.

Découragé, les entrées s’amenuisant, le Vélodrome périt

sous les roseaux. Il fut vendu à LAZARONI qui y construisit sa Maison et BENEDETTI le coin à garage de vélos .

Ce fut l'époque du VELODROME, il y a eu aussi une course qui date de 1913 d'avant la déclaration de guerre, dont les couleurs des maillots sont restées dans ma mémoire. C'était la course CABANNES-AVIGNON aller et retour.

Voici quelques uns des partants, que beaucoup reconnaîtront, soit leur Père ou Parent ont pris part à la Course :

Eugène V1DAU      Rémy MOURGUES Antonin VIDAU     Joseph GRAND et Gaston VILHET

L'organisateur était Auguste GUIRAND, le frère d'Armand, mort à la guerre, l'année qui suivit cette course et il fut le premier de la profession de réparation de vélos.

Puis vint une période, d'avant la 2ème guerre 39/40.

Notre club de Vélo avait inscrit comme membre coureur Maxime ONGARO de St.Andiol qui, à son tour, eut ses jours de gloire.

Ses moyens physiques le portèrent en peu de temps au niveau des grands champions cyclistes. C’est ainsi qu'après un nombre appréciable de 1ère places dans les courses régionales, il se permit en 1936 de gagner le " Ventoux »! Devant les Champions du Tour de France.

Sa sympathie se trouva récompensée par un quarteron d'amis qui étaient à la fois, pour les conseils, l'entretien du vélo (Armand GUIRAND) de LAPEYRE Marcel pour les déplacements, mon frère Lucien pour ce qui concernait le ravitaillement).

A cet Athlète, une chose manqua, c'était de ne pas avoir eu " la tête et les jambes " d'Antonin MAGNE, peut-être aurait-il moins couru pour les bouquets ou les filles et, comme un papillon,

Gaston MOURGUES Gabriel MOURGUES ainsi il aurait été certainement un coureur complet. Mais, je dirai aussi à sa décharge, que la guerre de 39j arrêta net sa vocation de coureur, et en 45j et cela malgré lui, il ne put s’accrocher derrière la jeunesse montante.

Pour MAXIME, nous aurions aimé qu'il réussisse, mais en cela, comme dans beaucoup d’autres domaines, beaucoup sont appelés mais peu sont élus.

 

Et puis les années 60/70...REMISE-PRIX-2-SOC--15--copie-1.jpg

REMISE-PRIX-SOC--15--copie-1.jpg

Et les années 80...

AIL-Velo-gros-3-.jpg

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AIL-Velo-gros-.jpg

Remise des trophées dans la cour de l'école...

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