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On savait l'été propice aux mauvais coups...et celui ci n'échappe pas à la règle.
le gouvernement est allé cherché un ancien premier ministre socialiste M. Michel Rocard, pour présider un "comité... d'experts!"...et de son chapeau, l'inventeur de la CSG n'a rien trouvé de mieux que de proposer....un nouvel impôt! (quelle créativité d'expert!)
Ainsi après avoir tout fait il y a des années pour culpabiliser (y compris les malades)  et au final faire payer les citoyens, la même recette est resservie au nom du "sauver la planète".
Cette taxe fait débat et débat légitime...
Pour...Contre...Si pour beaucoup d'entre nous l'avenir de la planète est une grande préoccupation qui nécessite une mobilisation politique sans précédent, une majorité s'inquiète des nouvelles injustices que peut créer la mise en place de cette taxe supplémentaire qui ressemble comme une goutte d'eau à la défunte vignette.
Le débat est donc ouvert.... 








Le point de vue de Pierre Caréna, Conseiller municipal:

TAXE CARBONE : Inefficace pour l'écologie, injuste pour les citoyen-nes

L’avenir de la planète est une chose trop sérieuse pour le laisser dans les mains du gouvernement Sarkozy. On aurait pu penser que, pour lutter contre l’effet de serre et le réchauffement climatique, une mobilisation de moyens humains et financiers, dévoués à la recherche par exemple, serait décrétée. Pas du tout ! Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste, a rendu le rapport demandé par François Fillon et propose un nouvel impôt, « la taxe carbone », visant, selon ses mots « à dissuader les consommations énergétiques excessives ». En langage clair : 300 euros annuels supplémentaires pour le seul chauffage par ménage, 7 à 8 centimes d’augmentation de l’essence au litre, 15% d’augmentation prévisible du prix du gaz...

Un impôt inefficace pour l’environnement

Le réchauffement climatique dû à l’utilisation de combustibles fossiles pour l’énergie est un risque majeur. Il faut s’y attaquer. Mais déjà, les réponses des chefs d’État de l’Union européenne n’étaient pas à la hauteur de ce défi : les propositions de réduction des gaz à effets de serre, sous la présidence Française, sont bien en deçà des préconisations de l’ONU.

La proposition de Taxe carbone, met en avant, une nouvelle fois, le principe « pollueur-payeur » dont l’efficacité est très contestée par de nombreux experts. Une facture de 32 euros (100 en 2030) sur la base d’une tonne de CO2, plus on polluera, plus ça rapportera. Cette taxe ne cherche pas à résoudre le problème des émissions et des modes de production. Elle n’incite pas à la révolution énergétique pourtant nécessaire. Elle consacre l’usager comme principal responsable de la pollution. Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen, appelle Nicolas Sarkozy à « tenir bon jusqu’au bout », sur ce nouvel impôt. C’est scandaleux.

Un impôt injuste pour les familles

Ainsi, la machine à inventer de nouvelles taxes est réactivée : 8,3 milliards d’impôts nouveaux dont plus de la moitié seront assumés exclusivement par les familles. C’est injuste et insupportable, particulièrement au moment où les salaires stagnent et les licenciements boursiers se poursuivent.

Le poids des impôts ne pèse pas de la même manière sur tous. Ce gouvernement allège les impôts pour les plus riches, les alourdit pour les plus pauvres. Le bouclier fiscal voté dès le lendemain de l’élection présidentielle, c’est 458 millions d’euros redistribués à 14000 contribuables soit une moyenne de 33 000 euros pour chacun de ces grands privilégiés, chaque année. Entre 1991 et 2006, les exonérations de charges patronales ont atteint 260,6 milliards d’euros dont 221 compensées par l’Etat, 28 milliards en 2008. Et Nicolas Sarkozy promet la suppression de la Taxe professionnelle payée par les entreprises. Par contre, la financiarisation peut continuer, pas de dissuasion pour elle à l’horizon.

Deux poids, deux mesures, ce gouvernement a fait clairement son choix. Sa taxe sert en fait à permettre de nouveau cadeaux au patronat (la Taxe professionnelle). Elle pèse contre l’emploi, les salaires et le pouvoir d’achat alors qu’il serait urgent de conjuguer progrès écologique et progrès social. Promouvoir un nouveau mode de développement, s’attaquer aux défis écologique, c’est contribuer à la sortie de la crise et à la rupture avec les logiques financières. Le Parti communiste français est de ce combat.



Le point de vue de l'UFC Que choisir...

Propositions Rocard sur la taxe carbone

On nous refait le coup de la vignette automobile !  

Les propositions de la commission Rocard, dévoilées ce jour dans la presse, suggèrent la mise en place d'une taxe carbone accompagnée de compensations très partielles pour les consommateurs et qui reviennent à prendre de l'argent aux ménages pour le donner aux entreprises. Adopté tel quel, ce dispositif installera un prélèvement de plus en plus lourd sur les particuliers et heurtera durement le pouvoir d'achat.


Le président de la conférence d'experts a suggéré que la taxe carbone fasse l'objet de compensations pour atténuer l'impact financier de la mesure. Mais ces compensations sont fort partielles : les aides directes ne concernent que les ménages les plus modestes et les aides indirectes renvoient à un fond énergétique dont l'abondement et sa capacité à être consommée sont très aléatoires.


Pour l'UFC-Que Choisir, ce dispositif présente deux carences rédhibitoires :


- Un hold-up fiscal sur le mode de la vignette automobile des années 1960-1970 : le caractère partiel et conditionné des compensations a une conséquence indiscutable : l'Etat va prélever plusieurs milliards d'euros sur les consommateurs, leur restituera une partie et en gardera une part substantielle pour son budget général ou pour baisser les taxes sur les entreprises. Il ne fait nul doute que plus la taxe augmentera, car c'est sa vocation, plus l'Etat captera la recette fiscale au détriment des consommateurs.


Ce choix de politique publique est analogue à celui de la vignette automobile. La création de la vignette était initialement motivée par la volonté de garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans via un fonds national de solidarité. On sait ce qu'il en est advenu dans les années 1970 : ce fonds national a été de moins en moins abondé et la vignette ne finançait plus ce pourquoi elle avait été créée.


- On prend de l'argent aux particuliers pour le donner aux entreprises : la commission Rocard veut limiter les compensations accordées aux ménages et d'abord utiliser la recette fiscale pour financer la suppression de la taxe professionnelle. De fait, il s'agit de taxer les consommateurs pour baisser les coûts des entreprises. Comme le craignait l'UFC Que Choisir depuis plusieurs mois, cette taxe carbone n'est rien d'autre qu'une mesure de TVA sociale déguisée sous un apparat écologique.


L'UFC-Que Choisir combattra ces propositions qui, si elles étaient adoptées par le gouvernement, constitueraient le pire des scénarios pour le pouvoir d'achat des consommateurs.


Pour l'UFC-Que Choisir, la seule voie de passage acceptable est le dispositif du chèque vert où l'ensemble des recettes fiscales est restitué aux consommateurs, sous la forme d'une allocation qui maintient une incitation individuelle tout en tenant compte des disparités des ménages. L'association soutient donc la démarche du Ministre de l'Environnement qui, en adoubant le chèque vert, s'oriente pour sa part vers une véritable concorde entre les objectifs écologiques et la défense du pouvoir d'achat

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