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Ces temps de fêtes locales ne nous font pas oublier quelques réalités...Revue de presse pour votre information !

Elections territoriales : Nicolas Sarkozy prévoit un mode de scrutin qui fera gagner son parti malgré un déficit de voix

Nicolas Sarkozy a expliqué, mardi, aux dirigeants de la majorité qu’il souhaitait que les conseillers territoriaux, qui vont remplacer conseillers généraux et conseillers régionaux, soient désignés par un scrutin à la proportionnelle en zone urbaine et un scrutin uninominal à un tour en zone rurale, à partir de 2014. Nicolas Sarkozy, explique Le Figaro, a tiré les leçons des européennes : l’absence de second tour a été fatal à une gauche éparpillée. De plus, le tour unique a l’avantage de pallier au déficit de réserve de voix, dont pâtit la majorité, tandis que ses adversaires ne pourront espérer resserrer les rangs dans un rassemblement de second tour. Les alliances devront être conclues dès les premier tour et les socialistes les paieront à leurs alliés potentiels au prix fort, estime Le Figaro.

Le projet de loi créant les conseillers territoriaux devrait être présenté en conseil des ministres le 9 septembre. Mais il pourrait ne pas traiter du mode d’élection lui-même et renvoyer celui-ci aux lendemains des régionales de 2010. Car, aujourd’hui, seule la désignation des délégués intercommunaux, élus selon la méthode dite du fléchage, à partir des listes des candidats aux municipales, fait consensus. Elle devrait donc figurer dans le projet de loi.

Réagissant à ces changements de règles, le PS dénonce, par la voix de Martine Aubry, « la poursuite de la mainmise que le président de la République veut sur tous les pouvoirs, sur la justice, sur le CSA, sur l’opposition ». Le gouvernement « fait une grande réforme qui mélange tout et qui surtout change le mode de scrutin pour pouvoir obtenir, par une manipulation électorale, un succès dans les zones qu’il n’obtient pas dans la réalité ».

L’article du Figaro est librement accessible en ligne.

La naissance du géant mondial des transports publics Veolia-Transdev inquiète les collectivités locales

La naissance du géant mondial des transports publics, Veolia-Transdev, inquiète les collectivités locales. Tel est le cas du Gart (groupement des autorités responsables des transports) qui, face « à la diminution de la concurrence », craint « des répercutions sur le coût des transports collectifs ». De la même façon, Bruno Bourg-Broc (UMP), président de la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM), estime que « moins il y aura d’opérateurs, moins la concurrence s’exercera. Et ici va aussi se poser le problème d’un groupe très puissant, avec Veolia-Transdev, et d’un autre qui le sera moins, avec Keolis ». Le président de l’Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, est plus serein : « Il y aura bien concurrence dès lors qu’il reste une multitude de petits groupes de transport régionaux indépendants ». Des observateurs rappellent d’autre part que le Conseil de la concurrence avait sanctionné, en 2005, Keolis, Connex (devenue Veolia Transport) et Transdev pour « s’être concertés, entre 1996 et 1998, au niveau national, en vue de se répartir les marchés des transports publics urbains de voyageurs ». Aussi, la concurrence a-t-elle été plus rude lors des derniers grands appels d’offres, à Bordeaux par exemple, mais ces « bonnes pratiques » pourraient n’être que « l’arbre qui cache la forêt ». Le GART relève de son côté que les collectivités ne reçoivent souvent qu’une seule réponse à leurs appels d’offres.

L’ensemble des articles que Les Echos consacrent à la fusion de Veolia et de Transdev est librement accessible en ligne.

Vives réactions contre la taxe carbone

« La création de la taxe carbone réveille le débat politique », indiquent Les Echos. Deux jours à peine après les révélations des Echos et les déclarations de Michel Rocard, les déclarations se multiplient et le gouvernement a dû repousser à mardi la présentation du rapport de l’ancien premier ministre qui devait être remis aujourd’hui.

Les déclarations portent notamment sur deux points. La taxation ou non de l’électricité (le PS y est favorable, la CGT ne l’est pas), d’une part, et le poids de la taxe sur les finances des ménages, d’autre part. Pesant davantage sur les ménages que sur les entreprises, la taxe carbone viendrait compenser la réduction de taxe professionnelle. Face à une vague si rapide de ripostes, le porte-parole de l’UMP a tenu à rappeler que le parti de la majorité veillerait à ce que l’engagement du président de la République de ne pas augmenter les impôts soit tenu. Du côté du gouvernement, gagné par l’inquiétude, on s’efforce de calmer le jeu : « Il serait prématuré de tirer des conclusions avant même que Michel Rocard nous ait remis les siennes », déclarait hier Christine Lagarde.

Carburants : la mission d’information de l’Assemblée nationale préconise le maintien du système de prix administré

La mission d’information de l’Assemblée nationale sur le prix des carburants aux Antilles, à la Réunion et en Guyane, préconise le maintien du système de prix administré dans un cadre plus transparent. Elle propose ainsi la création d’un « comité de suivi des prix » qui serait présidé par un membre de l’Autorité de la concurrence, et non plus par le préfet, qui fixe le prix. D’autre part, Patrick Ollier, le président de la commission des Affaires économiques, préconise la création d’une filiale dédiée au stockage du carburant, dans laquelle l’Etat détiendrait une minorité de blocage, afin que ce dernier « puisse entrer dans le nœud gordien des marges ».

Le rapport est disponible sur le site des Echos.

Le 1 % logement ponctionné et transformé

Après Les Echos hier, c’est au tour de Libération de consacrer un article au 1 % logement, qui change de nom – l’UESL devient Action Logement – après avoir vu l’un de ses plus gros organismes collecteurs se faire épingler par la Cour des comptes et le gouvernement allègrement puiser dans ses caisses. Au prétexte de cette affaire, le gouvernement va ponctionne 850 M€ par an dans les finances du 1 % logement entre 2009 et 2011, afin de compenser une réduction drastique du budget du logement....

Un rapport sur les économies d’énergie dans le tertiaire

Serge Gryzbowski, président d’Icade, a remis hier son rapport sur les économies d’énergies dans les bâtiments du tertiaire. Philippe Pelletier, président du comité stratégique du plan bâtiment Grenelle a reçu ce rapport, dont Les Echos proposent la lecture ainsi qu’un résumé librement accessibles. Les recommandations du groupe de travail préconisent un délai pour l’application de la future réglementation thermique dans les bâtiments neufs ou encore la non-taxation des surfaces de panneaux solaires.

Une nouvelle offensive contre la Sécurité sociale

Catherine Mills, économiste, et Ambre Zacroi, membres de la commission santé du PCF, dénoncent dans une tribune publiée par L’Humanité « une nouvelle offensive contre la Sécurité sociale ». Devant le 39e congrès de la Mutualité, expliquent-elles, Nicolas Sarkozy a dessiné les contours du démantèlement de la Sécurité sociale par la place accrue que prendraient assurances et mutualités dans la protection sociale. Du coup, les mutuelles se trouvent face au dilemme suivant : doivent-elle compléter le système actuel ou participer à son démantèlement et à l’explosion des inégalités ?

La moitié des Français disposent de moins de 1500 euros par mois et le taux de pauvreté ne diminue plus

La moitié des Français disposent de moins de 1500 euros par mois, titrent Les Echos à partir de l’enquête de l’Insee sur les revenus fiscaux et sociaux en 2007. Il apparaît en outre que les 10 % des ménages les plus modestes ont un revenu annuel de 10 010 euros par an, contre plus de 33 900 euros pour les plus aisés. Les 20 % des ménages les plus riches représentent 38,2 % de la « masse des niveaux de vie », tandis que les 20 % des ménages les plus pauvres se partagent 9 % de cette masse. L’enquête montre aussi que le taux de pauvreté ne diminue plus et que plus de 8 millions de personnes vivent avec un revenu mensuel inférieur à 910 €.

L’étude est librement accessible sur le site des Echos.

La commentant, L’Humanité note pour sa part que ce sont les employés et les ouvriers non qualifiés qui sont les plus touchés par la pauvreté, les non qualifiés gagnant 44 % de moins que la moyenne.

Banalisation du travail dominical

La proposition de loi sur le travail dominical a finalement été adoptée par le Sénat « sous la pression de l’Elysée », explique L’Humanité. Pour convaincre les parlementaires d’adopter ce texte cher au chef de l’Etat et qui, indiquaient hier Les Echos, étaient « en danger » au Sénat, la proposition a été édulcorée. Car les trois premières moutures ont été mises en échec à l’Assemblée nationale, rappelle L’Humanité, et cette dernière version en a permis l’adoption. Officiellement, 500 communes sont concernées par la réforme, mais selon l’opposition, elle pourrait s’étendre à plus de 6000 d’entre elles, car la notion de « zone d’intérêt touristique » est très floue. En réalité, sous le prétexte de « réaffirmer le principe du repos dominical », ce texte banalise le travail le dimanche et ouvre une brèche dans le Code du travail.

Conflits d’un troisième type

La Tribune, qui consacre sa une à « la Bourse [qui] s’emballe », réserve ses deux pages de la rubrique « événement » à « ces conflits d’un troisième type » qui se multiplient. Caractérisés par une course à la prime, qui tend à prendre le pas sur la défense de l’emploi, ces conflits placent les grandes centrales syndicales dans l’embarras, estime le quotidien économique.

Le conflit Amora, explique La Tribune, est celui qui marque le tournant et inaugure cette revendication : les salariés licenciés ont obtenu une prime de 50 000 €, en plus des indemnités légales. Cette revendication, parfois baptisée « prime de reconnaissance » et qui a été inspirée par les récentes affaires de parachutes dorés, se caractérise aussi souvent, mais pas toujours (l’exemple d’Amora), par une radicalisation des modes d’action.

Interviewé par La Tribune, Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, estime que « la violence est une impasse », de plus « quel sera l’avenir de chacun dans deux ans, une fois la prime dépensée », demande-t-il ? « Je tiens d’ailleurs à saluer le sens des responsabilités des organisations syndicales, à l’image de la CGT qui indiquait hier que les menaces et ces combats pour les indemnités ‘ne résolvent en rien les problèmes’. »

A SKF, pourtant, c’est un délégué CGT qui explique qu’après avoir vainement brûlé des palettes pendant une semaine, la destruction de machines de production peut être « une bonne monnaie d’échange ». La légalisation de la grève avait donné un coup d’arrêt à ce type d’action mais, depuis 2000, il revient....

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