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Depuis 2001, une réédition du livre de LEOPOLD VIDAU est disponible

Quand un poète et paysan cabannais décide de se faire l'historien de sa ville, à la suite d'une conversation entre amis, consacrée à l'origine de la cité, il n'y va pas par quatre chemins : là où on attendait du folklore et mille bavardages, des contes et de la couleur locale, on trouve un ouvrage dense et structuré, étayé par des documents d'archives et par une étude comparative des travaux de ses prédécesseurs, qui retrace plus de vingt siècles de l'histoire de la localité. Certes, la saveur méridionale et le sens du pittoresque ne manquent pas dans ce livre où l'histoire de Cabannes défile devant nos yeux, avec son bruit et sa fureur, son fracas de faits d'armes, ses catastrophes naturelles - en juillet 1364, une invasion de sauterelles - ses réalisations grandioses, artistiques et religieuses, - des oeuvres des poètes occitaniques, ancêtres des félibres, à l'église locale de style roman, édifiée à la fin du XIIIe siècle -, ses anecdotes extraites du registre des délibérations de la commune, mais tout y est marqué au coin de la justesse de ton et de l'authenticité.
Chroniqueur scrupuleux d'un XVe siècle batailleur, il évoque cependant Antoine de Ponteves qui règne autoritairement sur les Cabannais, mate brutalement les révoltes de ses sujets et dont la femme (la plus jolie de Provence), au cours d'un tournoi, en 1449, « fâchée sans doute, précise Vidau, que la faiblesse de son sexe ne lui permît pas d'aller sur un coursier fougueux, couverte d'acier et une lourde lance à la main, défier son adversaire, voulut du moins avoir le mérite de l'adresse (en se tenant en croupe derrière l'écuyer Tanneguy du Châtel), obligé d'être en mouvement pour attaquer et se défendre. » Rien de tel qu'un épisode pris sur le vif, comme celui-ci, pour comprendre une époque ou une mentalité. De même, la description de la visite de l'église de la paroisse, en 1708, par le tatillon et procédurier Mgr de Gontery, archevêque d'Avignon, qui est un bref, mais très éloquent, tableau de moeurs.
Complet et très précis dans la dernière partie de son ouvrage consacrée aux activités des Cabannais au cours des âges et plus particulièrement au XIXe siècle, aux monuments de la cité et à ses voies de communication, à la vie financière et administrative de la commune au début du XXe siècle et à l'organisation politique, Vidau sait aussi manier la plume avec allégresse et vivacité, le sérieux du travail à réaliser n'excluant pas l'humour en situation, le trait satirique, la pointe d'émotion et l'expression de l'amour de sa terre natale. Tous les Cabannais d'aujourd'hui comprendront aussi bien la profession de foi de Louis de Bresc - « Le parfum du pays, on ne peut plus délicieux, embaume notre coeur et ne peut s'oublier » - que cet élan final de notre auteur : « Et moi, je suis ton fils, ô mon nid ! ô Cabannes ! Je dépose à tes pieds mes voeux, mon oeuvre et mes chansons. »© Micberth
Réédition de l'ouvrage paru en 1913 - 358 pages.
Auteur(s) : Léopold Vidau


En 2000, les AIL décide de publier un petit ouvrage sur l'histoire du Sou des écoles laïques.....

Au nom de la République ?
Combien de fois  cette expression a t-elle été utilisée depuis la révolution ? 

Il y a cent ans, c’est en son nom que quelques hommes (la parité ne faisait pas encore l’actualité) forts de leur conviction et poussés irrésistiblement par un idéal qui leur faisait voir un horizon de l’histoire à portée de mains, écrivaient à Monsieur le  Préfet des Bouches du Rhône pour lui demander d’autoriser la création du « Sou des Ecoles Laïques de Cabannes ».

Un siècle déjà…La loi du premier juillet 1901 venait de naître…au nom de la République.

En ces temps de commémorations, les Amis de l’Instruction Laïque de Cabannes ont eu le désir de transmettre dans une publication les traces du parcours des « citoyens fondateurs » de leur association.

Aides aux nécessiteux, élection municipale, obsèques, inventaires, affaire Dreyfus, lettre à Madame Zola, séparation de l’église et de l’état, la guerre…, c’est au rythme des délibérations extraites des registres du « Sou », de 1902 à 1918, qu’invitation est lancée à découvrir, ou plus rarement à re-découvrir, une tranche de passé qui a construit notre présent.

Cette édition n’a pas pour ambition d’être précis historique. Elle se veut simplement « cliché », presque instantané journalistique, d’une période de l’histoire que la mémoire collective repousse parfois vers le champ de l’inconscient.

Et tout cela se passait à Cabannes, dans un village situé entre Alpilles et Durance, notre « petite ville ».

C’est dans les pas de Léopold Vidau, poète, félibre, homme politique, pépiniériste et rédacteur des délibérations, que ce document tente de faire partager, ressentir, l’environnement de ce temps là…Il y a cent ans…

 

Citoyennes, Citoyens…bonne lecture !
Jacques ROUSSET

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