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En attendant le conseil municipal du 17 juillet une petite revue de presse nationale....


mercredi 16 juillet 2008

 

Xavier Darcos veut imposer le service minimum à l’école

Les sujets de tension entre le ministère de l’Education nationale et les maires se multiplient. Le service minimum, la suppression de l’école le samedi matin et le financement de la scolarisation dans le privé, énumèrent Les Echos. Mais c’est le service minimum qui retient l’attention du quotidien. En effet, depuis hier soir les députés ont entamé l’examen du projet de loi qui impose aux maires d’accueillir les élèves en cas de grève des enseignants.

Le président de l’Association des maire de France (AMF), Jacques Pélissard (UMP), a obtenu du gouvernement que l’Etat prenne en charge les frais judiciaires occasionnés par une action au pénal contre un élu local. L’an dernier, il y en a eu deux. Le seuil de grévistes déclenchant l’accueil dans les petites communes, actuellement de 20% dans le projet de loi, pourrait être relevé. J. Pelissard réclame 25%.

Du côté du PS, c’est J.-M. Ayrault, président du groupe socialiste, qui a donné de la voix : « Le gouvernement renvoie aux maires la gestion d’une situation délicate ». La députée Sandrine Mazetier (PS) a estimé pour sa part que « le droit d’accueil » des élèves créé par le projet de loi « ouvre la voie au remplacement des enseignants par toutes sortes de personnels non enseignants » même en cas de congé maladie, maternité ou formation. Il y a là selon elle, « une atteinte au droit à l’éducation » et « une anticipation » par Xavier Darcos des conséquences des suppressions de postes dans l’Education.

Le gouvernement impose trois ans de rigueur à l’Etat

Austérité, rigueur... C’est avec ces mots que Les Echos ou La Tribune rendent compte de la présentation hier des crédits dont disposeront les ministères en 2009, 2010 et 2011. « L’Etat impose une cure d’austérité pour les trois prochaines années », titrent Les Echos tandis que La Tribune promet « trois ans de rigueur ». « La quasi-totalité des administrations verront leurs crédits baisser en termes réels l’an prochain », indiquent Les Echos. En effet, précise le quotidien, une fois les quelques marges de manœuvre dégagées, qui seront absorbées par le paiement de la dette, les pensions des fonctionnaires et les transferts aux collectivités locales, il ne restera qu’un surplus de 280 M€ par rapport à 2008....

Sauver l’hôpital public

Ils sont professeurs ou internes pour la plupart et signent dans L’Humanité un appel pour « sauver l’hôpital public », un hôpital rendu exsangue par le sous-financement à l’activité et les restrictions budgétaires, dénoncent-ils, alors que le secteur privé est prospère. La marchandisation gagne le secteur hospitalier, aussi ces médecins réclament-ils la mise en oeuvre d’une série de mesures capables de préserver le caractère public de l’hôpital à l’encontre de la logique de la rentabilité et de l’intéressement.

Crise financière : privatisation des bénéfices, socialisation des pertes

Comment caractériser la crise financière ? « Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes », résume L’Humanité sur son site qui consacre aujourd’hui la une de son édition imprimée à « ce qui fait sauter les banques ». Dans une interview, l’économiste Dominique Plihon, président du conseil scientifique d’Attac, explique le processus de la crise. Parce que les établissements financiers sont interdépendants du fait de la mondialisation, la crise est systémique. Parce que les banques sont au cœur du système économique, la crise bancaire frappe l’ensemble de l’économie. Et aujourd’hui aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, l’Etat est appelé à la rescousse pour racheter des établissements afin d’éviter que le système ne s’écroule. « Dans cette deuxième phase, il s’agit de socialiser les pertes et non plus les profits », indique le professeur d’économie financière qui préconise « plusieurs pistes qui toutes devraient se donner pour objectif de contrecarrer la logique financière dominante. »

Le Livret A à 4%

Le taux de rémunération du Livret passera à 4% le 1er août, annoncent Les Echos.fr, soit +0,5%. Les observateurs misaient plutôt sur une rémunération à 3,75%.

L’inflation à 3,6%

La hausse des prix à la consommation a été de 0,4% en juin par rapport à mai, soit + 3,6% sur un an, annoncent Les Echos.fr. Le quotidien précise que les prix à la consommation ont grimpé à un rythme annuel de 4% en juin contre 3,7% en mai.

Réforme de la Constitution : la droite retient son souffle

La réforme de la Constitution sera-t-elle adoptée ? « La droite retient son souffle », titre L’Humanité qui s’attend à ce que N. Sarkozy annonce de nouvelles concessions. Les Echos indiquent ainsi que le chef de l’Etat a promis de ne pas toucher au scrutin régional. Mais, remarque le quotidien, l’éventuelle modification de ce mode de scrutin n’a rien à voir avec la Constitution. Quant au secrétaire national du PS aux élections, Bruno Le Roux, il ironise : « On ne va pas considérer comme une main tendue le fait que la droite renonce à modifier un mode de scrutin qu’elle a elle-même mis en place », sous Raffarin en 2004. Quel pourrait être alors l’ultime argument de N. Sarkozy ? Libération fait mouche en citant en titre cette phrase du chef de l’Etat : « Cette réforme, il n’y a pas que moi qui en profiterai ».

Gaz de Bordeaux ouvre son capital à l’italien ENI

La Société d’économie Gaz de Bordeaux, première entreprise locale française de distribution de l’énergie, va ouvrir son capital à l’italien ENI, septième groupe pétrolier et gazier mondial. La société d’économie mixte bordelaise doit d’une part faire face à l’ouverture du marché et d’autre part s’adapter au cadre réglementaire. Celui-ci impose la séparation entre le réseau de distribution et l’activité de commercialisation. Gaz de Bordeaux conservera le contrôle à 100% de son réseau et fera entrer des partenaires dans son activité de commercialisation (Les Echos).