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Détective et « la bête errante ».

C’est par simple courrier postal (et oui, ça existe encore) que je reçu il y a quelques mois une photocopie d’une page du journal « Détective » qui daterai de 1934…J’en remercie l’expéditeur Cabannais qui se reconnaitra.

Ouvrant l’enveloppe, empressé et impatient, je découvre ce document et c’est avec quelques difficultés liées à la reproduction que j’en comprends le déroulé d’une histoire qui s’est passée à Cabannes il y a plus de 80 ans.

C’est ainsi qu’au côté de « réclames » pour un appareil portatif à aiguilles, pour une école internationale de détective, pour un concours dans la police ou pour de jolis seins, pour un planotoscope ou autre cure de rajeunissement, l’article du journal dans le chapitre faits divers s’intitulait bien bruyamment « la bête errante ».

L’article, signé de Henri Bécriaux, commençait ainsi : « l’autre semaine à Cabannes, un village proche d’Avignon mais de l’autre côté de la Durance, un jeune fermier découvrit sous un hangar, où les maçons travaillaient depuis quinze jour, un cadavre. »

En publiant la copie de cet article je vous laisse à votre tour en déchiffrer le contenu mis en scène dans une forme littéraire particulière par le rédacteur qui nécessiterai presque un appel aux « experts à Cabannes».

Je vous livre ici juste quelques points de repère.

Le cadavre retrouvé était celui d’un paysan à qui appartenait le hangar « le vieux Henri Joly, un vieux sauvage » lit on.

L’article nous apprend que trois mois plutôt, ce hangar avait été détruit par un incendie et que depuis cet évènement monsieur Joly était introuvable. Le hangar lui avait été reconstruit par le neveu de monsieur Joly qui était bénéficiaire d’une prime d’assurance.

Le médecin légiste dans son rapport évoquait quant à lui une mort naturelle et une mort de faim. Le journaliste trouvait alors bizarre que l’on ai pas retrouvé de boue sous les souliers du cadavre alors qu’il ne faisait que pleuvoir.

C’est le commissaire Tomasi, selon l’auteur, qui découvrit non loin du hangar un trou sous des tas de fagots avec à l’intérieur un amoncellement de lettres au nom de joly.

En fait, pour tenter de comprendre chronologiquement ce « mystère » qui ressemble fort à une histoire de grand désespoir, il faut lire jusqu’au bout (ce qui en principe est une évidence).

Monsieur Joly avait donc « une petite ferme nette, bien ordonnée et entourée de riches vergers ». Il semble que suite à des déboires il eut fait faillite et sans que l’on en connaisse la raison il tira dans le passé deux coups de révolver sur ses voisins les époux Blache. Pour cela il fut condamné à 2 ans de prison pendant lesquels il perdit son épouse.

Puis il rentra à sa ferme et « les 17 et 18 juin » alluma l’incendie « pour détruire une maison d’où le malheur était venu ». De peur de retourner en prison il prit vraisemblablement la fuite « Marseille…Toulon… » dans des « bouges » selon l’interprétation du journaliste avide sans doute de sensationnel…Après cette errance il décida de retourner au pays et se cacha donc dans la nature prés de sa ferme contre un canal. Mais la météo pluvieuse et la crue du cours d’eau l’obligèrent à se réfugier dans son hangar, là où il fut retrouvé mort de faim. ..Et sans doute désespéré.

Voila donc un fait divers qui se passa à Cabannes en 1934 et que le journal « Détective » créé par Henri La Barthe et racheté en 1928 par Gaston Gallimard, relata.

Quant à vous : bon déchiffrage !

HISTOIRE DE CABANNES : Détective et « la bête errante ».
HISTOIRE DE CABANNES : Détective et « la bête errante ».
HISTOIRE DE CABANNES : Détective et « la bête errante ».
HISTOIRE DE CABANNES : Détective et « la bête errante ».
HISTOIRE DE CABANNES : Détective et « la bête errante ».
HISTOIRE DE CABANNES : Détective et « la bête errante ».

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