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Cabannes, le 20/09/2013...19h30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mesdames et Messieurs et plus simplement chers amis bonsoir.

Cabannes, histoire et patrimoine est donc le thème de cette réception organisée par l’agence immobilière.

Avant toute chose, je dois vous dire que quand Stephanne Maître m’a soumis cette idée j’ai été quelque peu surpris, mais aussi flatté, de la proposition que nous avons accepté avec mon ami Pierre et ce avec plaisir.

Surpris, et je le dis franchement, car je ne m’attendais pas à ce que notre modeste contribution il faut bien le dire, puisse susciter un tel intérêt. Flatté car j’ai très vite compris en écoutant Stephanne, nouvel arrivant à Cabannes, la sincérité de sa démarche qui vise avant tout à ce que lui et d’autre connaissent notre commune et son patrimoine et ce, tout simplement parce qu’elle le mérite bien.

Nous tenons donc avec Pierre à remercier pour son audace, Stephanne Maître et son équipe de nous accueillir au sein de son établissement, qui, malgré le nom qui lui a été donné (Stephanne sait de quoi je parle) résonne un peu ce soir de « belle culture Provençale » comme aimait à le dire Léopold Vidau…

Donc…Donc…osons l’audace…Stéphanne tu es chargé de traduire en provençal les mots suivant : Internet et Coaching…Voila ta mission !

Bref, je suis chargé d’introduire l’échange à l’occasion de cette rencontre et je me dois d’évoquer celui qui est la cause de notre réunion et qui se nomme bien sur Léopold Vidau…

Je ne vais pas raconter une fois de plus comment le recueil intitulé « On va chez Maguy » a été écrit de façon non préméditée et presque par hasard…Je rappellerai simplement que le centième anniversaire de la publication de « Histoire de Cabannes » méritait bien une commémoration et sans doute plus…

Léopold Vidau était donc en résumé, excuser mon occitan Cévenol, « « Jardiniè, pépineristo, ouficié de l’estrucioun publico e agricolo, soci de l’académi de Vaucluso, counseié d’aroundissemen, baile de l’armana dou Ventour…pouète e félibre prouvencau »…

Malgré tous ces talents, j’en retiendrai un qui est l’humilité de l’historien quand à l’occasion de l’introduction de son livre « Histoire de Cabannes » s’adressant à ses concitoyens, lecteurs et amis il s’exprimait ainsi :

« Amis et lecteurs, soyez indulgents pour moi et veuillez mettre mon audace et ma témérité sur le compte de l’ardent amour que j’ai pour la cité berceau de ma famille »

Cette indulgence, je vous la demande, ici, ce soir, quant à cette présentation, une fois de plus, je vais faire appel à vos mémoires, à vos souvenirs, à vos histoires pour donner vie à d’anciennes photographies ou cartes postales.

Je vais donc simplement tracer quelques pistes en vu de l’écriture de quelques nouvelles chroniques qui feront, sait on jamais, l’objet d’un tome 2 du recueil « On va chez Maguy »…

A ce sujet, nous tenons une nouvelle fois à remercier tous les contributeurs volontaires, nous en avons dénombré une trentaine, qui ont mis la main à la pâte à un écrit participatif.

Les journées du patrimoine étaient dimanche dernier, la complexité des agendas n’a pas permis de faire coïncider cette date avec notre rencontre, et pourtant nous y aurions eu toute notre place.

Patrimoine ? arrêtons nous sur ce mot pour apprendre qu’étymologiquement parlant, Patrimoine vient du latin « patrimonium » c'est-à-dire « ce qui est relatif au père » . En cette époque existait un mot « Matrimonium » c'est-à-dire « ce qui relatif à la mère ».

Bien plus tard on parlera de patrimoine paternel ou maternel, et bien plus tard encore de patrimoine culturel puis de patrimoine culturel immatériel tel que les chants, costumes, danses, traditions gastronomies, jeux, mythes, contes et légendes, petits métiers, etc… etc…

Bref, tout cela pour dire qu’à Cabannes nous n’avons pas d’arènes romaines, pas de palais, pas de vestiges grecs, pas de grand musée. Notre principale richesse est avant tout humaine dans ce qui nous a été transmis.

C’est ainsi, que pour le projet de chronique que je vous présente ce soir se déroulera en III actes :

« Cabanen et pas Cabanen…Adolphe Dumas »,

« Rue, places, cours, boulevards, impasses en 1913 dans le chef-lieu »

« Des Alpes de haute Provence à Cabannes en passant par la Poméranie… amour et sobriquets »

Pour l’écrire, je me suis servi de témoignages ou de contribution de quelques personnes, que nous avons rencontrées et que je citerai. Je les remercie pour la qualité de nos échanges, mais aussi pour la qualité de leur apport à ce travail de transmission utile à la compréhension de notre propre histoire.

 

« Cabanen et pas Cabanen…Adolphe Dumas »

Tout d’abord je dois citer M. Paul Lapeyre, jeune homme de 92 ans, passionné d’histoire, passionné par Cabannes. La consultation de son album photographique et de cartes postales d’époque, agrémentés de quelques commentaires éclairés, nous fait vivre presque comme si nous étions témoins de ces temps là…La Durance, les digues, les costumes Provençaux et familiaux, les parentes assises autour de l’oratoire Saint Roch...De sa bibliothèque bien garnie, M. Lapeyre retire un livre et nous le confie pour lecture. Il s’agit « d’Adolphe Dumas et son œuvre » écrit par Léopold Vidau en 1924.

 

L’avant propos est éloquent, il commence curieusement ainsi : « La mode n’est plus aux préfaces, on ne les lit pas »…

Ainsi, à la lecture de cet avant propos, M. Vidau expliquait comment Frédéric Mistral lui a reproché de ne pas avoir consacré un chapitre à Adolphe Dumas dans son livre histoire de Cabannes. Il publiait même un extrait du courrier du félibre :

« Un chapitre tout entiè counsacra i citacioun d’Adolphe Doumas à la glori de Cabano e di Cabanen, semblo qu’auriè merita plaço dins l’istori de Cabano, mieu que touti aqueli listo d’escur persounage, qu’an l’ounour de iè figura…..Basto, sara pèr un autre cop et lou pousquen veÏre »

Voila donc la raison qui a conduit Léopold Vidau à écrire ce livre…Quant à la raison de l’absence d’Adolphe Dumas dans l’histoire de Cabannes elle était pour lui toute simple : il n’était pas né à Cabannes mais à la chartreuses de Bonpas, il n’était donc pas « Cabanen » !

 

« Rue, places, cours, boulevards, impasses en 1913 dans le chef-lieu »

Continuons donc avec nos projets d’articles, et à ce sujet, je souhaite citer ce soir Robert et Madeleine Vouland. Pour la petite histoire j’avais souvent côtoyé ce couple il y a quelques années mais sans oser les déranger. Pendant plusieurs mois en effet ils étaient tous deux présents à la mairie et ont épluché les registres, notant, vérifiant, ordonnant, naissances et décès…un travail de titan qui n’aura pas eu la suite escomptée. Outre leur passion pour notre commune, ils ont collaboré avec le cercle généalogique de Vaucluse. Madeleine et Robert, prévoyant, avaient conservés des copies de documents dont l’histoire de Cabannes écrite en provençal de la main de Léopold Vidau et un autre qui semble être un document préparatoire, manuscrit et plein de renseignements, comme le nom des habitants par quartier en 1913, leur métier ou le nom des rues de l’époque.

Pour cette soirée, je n’ai retenu qu’un thème : les rues en 1913…il y a 100 ans. Je vous les livre donc tel que M. Vidau les décrivait et vous invite à faire des commentaires en précisant toutefois qu’une manque à l’appel selon sa description, c’est la rue du Dauphin. Vous trouverez peut être la réponse à cette énigme.

Nous sommes donc en 1913, nous entrons dans Cabannes, Quartier chef lieu.

Le quartier chef-lieu ou partie agglomérée de la commune de Cabannes présente la forme d’un rectangle quelque peu irrégulier. Il comprend 23 rues, traverses, places, cours, impasses ou boulevard. Les maisons en construction diverses sont au nombre de 280 et répartis comme suit :

Grand’rue ou rue royale du cours à l’oratoire de la bonne mère

Rue de l’ancien château, du cours à la rue de l’horloge

Rue de l’horloge, de derrière l’église au cours (des écoles)

Traverse de l’église, de la grand’rue à la rue de l’horloge

Place de l’église, devant l’église paroissiale

Traverse Blache, de la grand’rue à la rue de l’horloge

Place de la mairie, entre la grand’rue et la rue de l’horloge (Rue de l’ancienne mairie)

Impasse Tempe, de la rue de l’horloge au fuyant du moulin

Impasse Mignot, de la rue de l’horloge au fuyant du moulin

Rue de la Fabrique, de la rue de l’horloge au fuyant du moulin

Rue du Lavoir, de la rue de l’horloge au plan du moulin

Rue des écoles, de la rue de l’horloge au groupe scolaire

Rue du grand Cabaret, de la rue de l’horloge à la bonne mère

Rue Dumaine, de la rue de l’horloge à la Bourgade

Rue des religieuses, de la Grand’rue à la Bourgade

Rue de l’avocat de la Grand’rue à la Bourgade

Impasse Collin, de la Bourgade à la maison Roubaud

Impasse Thurin, de la rue de l’ancien château à l’immeuble Girard

Cours Castagny ou place du marché sur le quartier de la Poule

Cours des Ecoles, quartier de la Nation à la Bourgade

Boulevard de la Bourgade, de l’ancien moulin au chemin dont je n’ai pu déchiffrer le nom.

Boulevard derrière les prés de la rue des religieuses à la propriété Parizot

Avenue de la gare, quartier de la Poule, du cours à la gare

L’histoire des noms des rues nous enseigne aussi l’histoire. Merci à Madeleine et Robert, pour les documents qu’ils ont su conserver et qui seront bien utiles à la préservation de ce qui doit être transmis.

 

« Des Alpes de haute Provence à Cabannes en passant par la Poméranie… amour et sobriquets »

L’heure est venue d’évoquer notre dernière rencontre, mais nous n’oublierons pas nos premiers interlocuteurs Cabannais.

Cette rencontre s’est déroulée il y a quelques jours et il s’agit de Marie Jeanne et Lucien Latil.

Accompagné de Nicole, sa fille, et de Robert, nous entrons dans la cuisine, nous nous asseyons, et d’emblée M. Latil m’interpelle : « Tu sais quel âge j’ai ? ».

Ne me laissant pas le temps de répondre il continue et s’exclame « 98 ! », je suis du mois d’octobre et ma chérie a 4 ans de moins que moi »…et enfin : « 74 ans de mariage »

Puis, un peu comme un journaliste, je lui demande quel a été son parcours que nous ne retracerons pas longuement ici. Nous en donnerons juste quelques repères.

C’est bien volontiers que M. Latil s’engage dans l’exercice avec précision et sous le contrôle de Marie Jeanne, résumons donc.

En 1915 naissance de Lucien à Aubignosc dans les Alpes de Haute Provence, certificat d’étude primaire à 11 ans, à 12 ans il quitte l’école et travaille à la ferme avec son père, à 16 ans vient pour la première fois à Cabannes se faire employer chez M. Molinas dont le surnom était « Barbut ».

Son salaire était de 2F50 les mois d’hiver et de 4F50 les mois d’été…Lucien nous informe qu’il est reparti dans les Alpes à Lancel en 1935, ce qui fait intervenir Marie Jeanne qui commente ; « Il faisait un peu le boumiam ». Puis dit il, « j’ai reçu pour partir au régiment » tout en précisant qu’à l’époque cela durait 2 ans. Marie Jeanne, toujours très attentive rajoute « et après il a encore plus mal tourné, il est devenu gendarme ! »

En effet en 1939 à la veille de la guerre qu’il reçoit pour faire un stage de gendarme à Marseille…La guerre éclatera le 1er Août et Lucien part sur les lieux des combats, près de Reims où son bataillon est encerclé…il est fait prisonnier. Il raconte son voyage à 60 dans les wagons pour aller à Neubroudebourg en Poméranie où il demeurera 15 mois prisonniers jusqu’à sa libération pour rejoindre la base de Satory.

Et soudain, Marie Jeanne m’interpelle : «juste il a oublié qu’il s’était marié avant ! »

J’apprenais effectivement que c’est en février 1940 à l’occasion de 3 jours de permission que Lucien et Marie Jeanne se sont marié à Cabannes et que pour l’occasion il avait emprunté à un copain un pantalon long car il n’avait qu’une culotte de cheval et des guêtres en cuir pour le service.

A propos de cette relation unique je retiendrai ces expressions. Elle : « Et puis un homme qui vous chéri tous les jours… » et lui agrémenté d’un sourire malicieux : « ma femme a toujours été assez gentille ». De cette union naitra en juin 1945 nicole « un des plus beaux jours de ma vie…avec Marie Jeanne nous sommes les 2 plus heureux »

Puis il y eu la libération, Baden Baden, une affectation à Saint Hillarin pour aller garder le maréchal Pétain, une grève des mineurs à Alès, le contrôle des trains à cause des sabotages pendant la guerre d’Indochine par les communistes…

Lucien rapporte ensuite un évènement qui va réorienter sa vie.

En 1951, il est envoyé à Marseille pour recevoir 24 cercueils de gendarme tués en Indochine. Peu de temps après on lui propose de passer au grade supérieur. Très marqué par l’évènement, et conscient qu’accepter était synonyme de départ en Indochine, Lucien fait le choix de prendre sa retraite et de mettre un terme à sa carrière militaire pour commencer une autre avec Marie Jeanne, celle d’agriculteur à Cabannes….Voici donc son témoignage écrit en 2010 et qui illustre l’activité d’un agriculteur de Cabannes dans les années 50/60

« Nous voici à Cabannes au mois de novembre 52. j'ai un congés avec solde d'absence jusqu'en février 53. Notre grande fille Nicole a eu 7 ans au mois de juin 52. c'est une gentille gamine qui va à l'école primaire de Cabannes.

Avec Marie Jeanne nous commençons une nouvelle vie d'agriculteurs. Nous avons à demi profit avec le tante Clara,sœur de ma belle mère, qui nous a fait construire un petit logement de 4 pièces à côté d'elle dans les dépendances de sa maison. Le terrain de 2 hectares, plus le terrain de mes beaux parent (une parcelle à Ste Madeleine,une au quartier du Devens, une chemin de St Andiol) le tout représentant environ 1 ha et demi II y a dans ces terrains des pêchers en production une petite vigne douze cerisiers et 1 ha sans rein. Dans ce terrain là je vais planter des aubergines,des tomates poussées en plants sous châssis vitrés pour avoir la précocité.

A l'époque le marché était quotidien à Cabannes. Je vendais ma récolte au marché journalier où se trouve actuellement le stade de ballon par la suite le marché de Cabannes a été supprimé et je suis aller vendre mes produits à Cavaillon ou les acheteurs étaient plus nombreux avec des camions en provenance des localités environnantes.

Pendant que j'étais au marché, Marie Jeanne cueillait les aubergines,les autres légumes, les poires, et autres fruits. A mon arrivée je ramenais les mussys plein avec un mulet et son traîneau. Puis j'ai acheté un vieux tracteur pour avoir plus de facilités pour le sulfatage des pucerons et le transport des marchandises du terrain à la remise. L'après midi nous préparions les fruits et légumes dans des emballages appropriés pour le marché du lendemain.

La deuxième année nous avons loué un terrain d'un hectare à 2 dames âgées à 500 m de chez nous. Nous y avons planté des aubergines et j'ai commencé à faire des pépinières fruitières a cette époque les fruits se vendaient bien et beaucoup d'agriculteurs plantaient des arbres pêchers, abricotiers, poiriers, cerisiers.

Pendant la période agricole dans les années 1960-65 je suis allé tailler chez plusieurs propriétaires à Cabannes et dans les hautes alpes. »

L’entretien touche à son terme, et c’est autour d’un verre de vin de noix me souvenant que Paul Lapeyre était surnommé « L’anchoia » et que Madeleine Vouland m’avait remis un document du cercle généalogique du Vaucluse qui mentionnait que vers 1750 à Cabannes vivait Jacques Aufan dit Colot, Anne Audifren dit Saquette, Joseph Roubaud dit Suble, Joseph Imbard, dit le Bret ou encore Dominique Bernard dit Ningau, que j’interroge notre petite assemblée d’un soir sur le souvenir de surnom ou sobriquet.

Je vous livre ce que j’ai pu noter vous compléterez sans doute :

Coucourdet, Barbut, L’anchoia, lou rat, de sicette, Merlusse, Bacala, Monoprix, Badaïre, Beu L’aïgue, du charcutier, Blanc de figue, Bigarot, li cacalaou, Quéquében, Thérèse di bos vert, le borgne, crochet-maillette, cou-cour, parpaioun, de granouillet, la bouroulette, le diable, Saraye, Monaco , chacha, l’oiseau,, queue d’acier, l’étalon, le chat botté et en fin j’en livre un dernier accompagné de son identité, il s’agit de Schrun autrement appelé Pierre Caréna.

C’est donc sur cet échange que nous quittons nos hôtes d’un soir en les remerciant vivement de leur contribution et c’est à ce moment là que Marie Jeanne, celle qui a connu comme elle le dit « l’école des castagnettes », m’interpelle avec malice alors que nous partions avec cette expression : « si l’on était en temps normal, je serai couché déjà depuis un quart d’heure ! » avant de rajouter « parlant de Lucien « et en plus vous savez ?... il s’occupe de 5 poules ! »

Mesdames, Messieurs, chers amis, cher Stéphane voila donc quelques éléments du patrimoine ou peut être du matrimoine qu’il m’a semblé agréable de vous présenter à l’occasion de ce double anniversaire : celui des 100 ans de la parution du livre de Léopold Vidau et des un an de l’agence immobilière ICI, et ce avec cette conviction qu’il n’y a pas de petite ou de grande histoire, il y a l’histoire tout court…Transmettons !

Bons anniversaires et Merci de votre écoute…Grace à vous l’écriture de On va chez Maguy continue !

Jacques ROUSSET

 

Merci de vos encouragements. Mais, comme un peu dans un DVD, il y a un bonus pour tenter de décrire le livre « On va chez Maguy ». Pour cela je prends le risque de lire une dédicace que j’ai écrite sur une précédente édition destinée à mon anthropologue favorite qui , je sais, pense à moi en ce moment. Son titre est : Je vous embrase encore plus fort…

 

Dans la grand rue le passant alangui

S’avance tranquille d’un pas assuré

Le long des hauts murs ensoleillés

Il avait rendez vous chez Maguy

Les parasols colorés et déployés

De sa mémoire tout juste éveillée

Lui rappelle ce village, que dis je une cité,

Heureux, Où l’on croisait Léopold, Jean et Aimé

Du vélodrome à l’hippodrome ils se bousculaient

Vers le cours de la République tant aimé

Où l’harmonie et les tapageurs sous les platanes

Jouaient en cœur sous le regard de Marianne

De la gare au cinéma il n’y avait qu’un pas

Et une rigole à sauter pour aller au delà

De cet oasis de verdure et de fraicheur

Que le poète a chanté pour notre plus grand bonheur.
Cet essai poétique, vrai essai anthropologique

Je vous le dédis vous qui êtes uniques

Enfourchez vos solex et volez vers Cabannes

Entre les grands philosophes et une course d’âne.

Ce recueil, ce livre, cette œuvre littéraire innée

Immense, admirable qui demeure pour l'éternité

un « Je vous embrase encore plus fort » en guise de je vous aime

Vous tous qui désormais :  «volat fama per orbem»

 

 

 

 

 

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